POLITIQUE

Déménagements: les anglophones sont loin de bouder la Belle province

25/03/2014 06:26 EDT | Actualisé 25/03/2014 06:26 EDT
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Une enquête de Ici Radio-Canada Ottawa-Gatineau révèle que le prix avantageux des maisons du côté québécois et le faible coût des garderies ont contribué depuis 10 ans à faire croître la population de Gatineau de 5000 personnes aux dépens d'Ottawa.

Pourtant, un sondage de CBC, publié en février dernier, indiquait que 51 % des anglophones du Québec avaient sérieusement songé à déménager durant l'année.

Dans les faits, pour l'ensemble du Québec, l'exode des anglophones est en chute depuis de nombreuses années.

Entre 1976 et 1981, soit peu après l'élection du Parti québécois en 1976, 106 000 anglophones ont quitté le Québec et pendant la période du référendum de 1995, ils sont 24 500 à avoir plié bagage.

Les données du dernier recensement montrent que les départs ont chuté à 5 900 entre 2006 et 2011, ce qui montre que l'on est plus proche d'un ralentissement que d'une accélération des départs des anglophones.

« Ce qu'on voit, c'est que le poids des anglophones augmente aussi, et ça, c'est quelque chose qu'on n'a jamais vu dans l'histoire des recensements. » — Charles Castonguay, professeur titulaire au Département de mathématique de l'Université d'Ottawa

Selon le dernier recensement fédéral, la population de la belle province déclarant avoir l'anglais comme langue maternelle s'est accrue de plus de 40 000 personnes, passant de 8,2 % en 2006 à 8,3 % en 2011. Cette augmentation est une première au Québec en l'espace de 38 ans.

D'après un reportage de Marc Gauthier.

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