NOUVELLES

Un cardinal dénonce la gestion des scandales sexuels par le Saint-Siège

24/03/2014 02:11 EDT | Actualisé 24/05/2014 05:12 EDT

VATICAN, État de la Cité du Vatican - Un haut représentant du Vatican a accusé, lundi, le Saint-Siège d'avoir minimisé les scandales d'agressions sexuelles qui éclaboussaient le clergé dans les années 1990, soutenant que les responsables s'étaient montrés sceptiques et considéraient les victimes comme des «ennemies de l'Église».

Le cardinal et nouveau ministre des Finances du pape François, George Pell, a tenu ces propos lors de son témoignage à la commission d'enquête australienne sur les cas d'agressions sexuelles envers des enfants dans les institutions publiques et religieuses.

L'ancien archevêque de Sydney entrera en fonction à Rome la semaine prochaine.

Il a soutenu que l'Église australienne détenait, en 1995, une bonne longueur d'avance sur le Vatican dans sa reconnaissance du problème mais a ajouté que même en 2007, des «erreurs ont été commises par moi et d'autres».

Au Vatican, certaines personnes considéraient que les accusations ciblant des prêtres étaient déposées par des «ennemis de l'Église» qui cherchaient à créer des problèmes et devaient donc être considérées avec un certain scepticisme.

Ce n'est que plus tard, lorsqu'une délégation d'archevêques américains a réussi à convaincre le pape Jean Paul II et ses conseillers que les accusations étaient légitime,s que les choses ont commencé à changer, a soutenu le cardinal Pell.

«Ils ont expliqué avec force que ce n'était pas que des ennemis de l'Église qui agissaient ainsi à des fins politiques, comme les nazis l'avaient fait et peut-être les communistes, qu'il y avait des plaintes véritables et que de bonnes personnes — des personnes qui aimaient l'Église —, déploraient que l'affaire ne soit pas bien gérée», a-t-il déclaré.

PLUS:pc