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Réforme électorale : échec d'une motion pour modifier le projet

24/03/2014 10:53 EDT | Actualisé 24/05/2014 05:12 EDT

Les députés conservateurs ont rejeté une tentative de faire retirer certains des éléments les plus controversés de la vaste réforme de la Loi électorale du Canada menée par le gouvernement.

Ils ont défait une motion du Nouveau Parti démocratique (NPD) qui appelait le gouvernement à abandonner les propositions visant à museler le directeur général des élections, à éliminer la pratique des pièces justificatives pour les électeurs n'ayant pas de documents d'identité appropriés, et à interdire l'utilisation des cartes d'information de l'électeur comme document d'identité acceptable.

Les opposants au projet de loi C-23 estiment que ces propositions vont priver des milliers d'électeurs de leur droit de vote, en particulier les jeunes, les néo-Canadiens, les Autochtones et les personnes âgées.

Le DGE, Marc Mayrand, figure parmi les plus farouches opposants au projet.

La motion était soutenue par les autres partis de l'opposition, mais les conservateurs ont utilisé leur majorité pour la défaire, par un vote de 149 contre 131.

Le porte-parole néo-démocrate en matière de réforme démocratique, Craig Scott, s'est dit déçu de voir qu'aucun député conservateur ne soit sorti du rang, malgré l'opposition publique grandissante à ce projet.

Le projet de loi a été dénoncé par plus de 150 universitaires du pays et par un groupe d'experts internationaux du droit électoral. Une pétition en ligne visant à dénoncer le projet a récolté plus de 80 000 signatures, et plus de 1000 personnes ont participé aux assemblées citoyennes organisées par le NPD dans différentes villes la semaine dernière pour discuter de ses conséquences potentielles.

« Je crois sincèrement qu'un certain seuil a été franchi en terme de sensibilisation », a déclaré M. Scott en entrevue, lundi.

Néanmoins, déplore-t-il, il semble que les députés conservateurs ignorent les critiques à ce sujet et aient l'intention de faire adopter le projet de loi coûte que coûte d'ici le mois de juin.

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