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Pistorius: une autre voisine témoigne avoir entendu cris et coups de feu

24/03/2014 09:50 EDT | Actualisé 24/05/2014 05:12 EDT

PRETORIA, Afrique du Sud - La petite amie d'Oscar Pistorius lui avait dit, dans les semaines précédant son meurtre, être parfois effrayée par son tempérament bouillant et sa jalousie, selon ce que révèlent des textos échangés par le couple.

«J'ai parfois peur de toi et de la façon dont tu t'en prends à moi et de comment tu réagis», a écrit Reeva Steenkamp dans un message texte envoyé au champion paralympique sud-africain, accusé de l'avoir intentionnellement abattue.

«Je ne peux pas être attaquée par des étrangers parce que je te fréquente ET être attaquée par toi, la première personne qui devrait me protéger», a-t-elle écrit dans un autre texto.

Le capitaine de police Francois Moller a déclaré en cour, lundi, avoir obtenu plus de 1000 échanges de Pistorius sur des applications de messagerie par téléphone mobile, dont WhatsApp. Il a indiqué avoir reçu deux téléphones BlackBerry, deux iPhones, deux iPads et un ordinateur Apple provenant de la maison de l'accusé au lendemain de l'assassinat de Reeva Steenkamp.

«Je veux tout simplement aimer et être aimée. Être heureuse et rendre quelqu'un TELLEMENT heureux. Peut-être qu'on ne peut pas être cela l'un pour l'autre. Parce qu'en ce moment, je sais que tu n'es pas heureux et il est évident que je suis très malheureuse et triste», a-t-elle écrit dans un texto.

Le message a été envoyé après que le couple se soit présenté à une fête de fiançailles d'amis. Ils auraient quitté la soirée tôt parce que, selon Reeva Steenkamp, Pistorius se serait fâché et serait devenu jaloux.

L'athlète de 27 ans s'est excusé pour son comportement dans ses messages de réponse envoyés à sa petite amie, qui était âgée de 29 ans.

Les enquêteurs tentent depuis des mois d'accéder aux informations contenues dans le iPhone verrouillé de Pistorius, qui affirme avoir oublié son mot de passe. Ils ont rencontré des représentants d'Apple le 3 mars aux États-Unis, juste avant le début du procès.

Plus tôt dans la journée, une autre voisine de l'accusé a témoigné et affirmé avoir entendu des cris et des coups de feu, le matin du 14 février 2013.

Le témoignage d'Anette Stipp correspond à celui de témoins entendus précédemment. Selon la version de Pistorius, il croyait que sa petite amie était couchée lorsqu'il a ouvert le feu. Il n'a pas fait mention de cris de femme.

Ses avocats prétendent que les cris aigüs entendus étaient en fait ceux de Pistorius, en panique, qui appelait à l'aide après avoir réalisé sa méprise. L'athlète affirme depuis le début qu'il croyait avoir affaire à un intrus quand il a ouvert le feu dans la porte de sa salle de bain.

La chambre à coucher de Mme Stipp se trouve à moins de 75 mètres de la résidence de Pistorius, et les fenêtres de la salle de bain de l'athlète sont visibles depuis sa fenêtre.

Mme Stipp a raconté au procureur Gerrie Nel qu'elle a entendu des coups de feu vers 3h, alors qu'elle était au lit mais qu'elle ne dormait pas. Les cris absolument «terrifiés» d'une femme ont alors suivi. Elle a affirmé avoir clairement entendu deux voix distinctes.

Le procès entame sa quatrième semaine.

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