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Pas d'adhésion automatique à l'accord Canada-UE pour un Québec indépendant

24/03/2014 08:59 EDT | Actualisé 24/05/2014 05:12 EDT

Un Québec indépendant devrait obtenir l'accord des partenaires de l'entente de libre-échange Canada-Union européenne pour maintenir son adhésion, a déclaré lundi le négociateur Pierre Marc Johnson.

M. Johnson a affirmé que la participation du Québec à l'accord économique et commercial global (AECG), signé l'automne dernier avec l'Europe, n'était pas automatique.

Selon l'ancien premier ministre péquiste, qui a négocié les dispositions de l'AECG touchant le Québec, des discussions seraient nécessaires.

« Tout cela dépend de la volonté politique des partenaires », a-t-il dit. 

M. Johnson a tenu ces propos lors d'un bref échange avec des journalistes, lundi, en marge d'une conférence sur l'AECG prononcée dans un hôtel montréalais par l'ancien premier ministre Jean Charest, organisée par la Chambre de commerce française au Canada.

M. Johnson a donné l'exemple de l'Écosse, qui doit tenir cette année un référendum sur l'indépendance, et de la réaction du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, affirmant que son adhésion à l'Union européenne (UE) ne serait pas automatique.

Le mois dernier, M. Barroso a jugé « difficile, voire impossible » une adhésion d'une Écosse indépendante à l'UE.

Selon M. Johnson, un Québec indépendant devrait négocier avec le Canada et les Européens afin de continuer à participer à l'entente.

« Il n'y a rien dans le traité qui rend automatique l'adhésion de qui que ce soit y compris un État qui ferait sécession », a-t-il dit.

Tout en insistant sur le fait que l'Union européenne pourrait être réticente à négocier avec un petit marché comme le Québec, M. Johnson n'a pas exclu que les conditions de l'entente actuelle puissent servir de base dans les discussions.

« Un accord comme celui-là donne un cadre, assez bien défini, clair où les intérêts ont été identifiés », a-t-il dit. 

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