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Le Japon va offrir jusqu'à 1 milliard EUR d'aide à l'Ukraine

24/03/2014 11:21 EDT | Actualisé 24/05/2014 05:12 EDT

Le Japon est prêt à offrir jusqu'à 1 milliard d'euros d'aide à l'Ukraine, a confirmé mardi le gouvernement dirigé par Shinzo Abe, lequel participait lundi et mardi à un sommet du G7 à La Haye.

M. Abe a fait part de cette intention aux dirigeants des six autres pays membres (Etats-Unis, Allemagne, Canada, France, Grande-Bretagne, Italie) qui se sont en outre entendus pour sanctionner la Russie en annulant un G8 qui était programmé à Sotchi, pour le remplacer par un G7 à Bruxelles.

"Il est extrêmement important que chaque pays de la communauté internationale apporte sa contribution afin que l'Ukraine, en proie à une confusion politique qui aggrave sa situation économique, puisse redevenir stable", a expliqué à Tokyo le secrétaire général du gouvernement, Yoshihide Suga.

"Dans ce contexte, le Premier ministre a annoncé que le Japon allait fournir une aide économique d'un montant qui pourrait atteindre 150 milliards de yens (1,06 milliard d'euros), à condition que le gouvernement ukrainien passe un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) pour la mise en oeuvre de réformes économiques", a précisé M. Suga.

Vendredi dernier M. Abe avait déjà insisté devant le parlement japonais sur l'importance de voir la situation économique de l'Ukraine s'améliorer "pour que la crise politique soit résolue de façon pacifique".

Le soutien financier envisagé prendra le cas échéant plusieurs formes (aide en équipements, via le FMI, etc.).

M. Abe avait aussi confirmé vendredi étudier une extension des sanctions déjà prises par le Japon mais pour le moment limitées à la suspension de diverses négociations bilatérales en cours ou en projet avec la Russie.

Lors de la réunion extraordinaire à La Haye, le G7 a pour sa part menacé Moscou de punitions plus sévères, alors que les relations entre l'Occident et Moscou sont au plus bas depuis la guerre froide.

Après un deuxième jour de sommet ce mardi, M. Obama devait tenir une conférence de presse avec le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte.

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