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La résurgence du virus d'Ebola en Guinée mobilise les autorités de la santé

24/03/2014 11:31 EDT | Actualisé 24/05/2014 05:12 EDT

CONAKRY, Guinée - La résurgence du virus d'Ebola en Guiné inquiète grandement les autorités de la Santé publique de plusieurs pays, qui unissent leurs efforts dans le but de contenir la propagation du virus mortel.

Au moins 59 personnes en sont mortes récemment.

Le virus entraîne une importante fièvre et des saignements internes. Aucun vaccin n'a encore été mis au point contre le virus et aucun traitement n'existe à l'heure actuelle.

Les personnes qui auraient pu être exposées au virus ont été placées en quarantaine, à titre préventif. La Santé publique demande aux autres citoyens d'éviter tout contact direct avec les gens qui ont été infectés, afin de tenter de contenir la propagation du virus.

C'est la première fois en 20 ans que les autorités enregistrent une résurgence du virus d'Ebola en Afrique de l'Ouest.

Les autorités craignent que le système de santé de la Guinée, un pays très pauvre, ne puisse faire face à cette éclosion de nouveaux cas.

«Le virus d'Ebola est l'un des plus virulents que l'on connaisse. Son taux de mortalité atteint les 90 pour cent», a souligné Ibrahima Touré, directeur pour le pays du groupe Plan International.

«Dans cette région, les communautés ne s'arrêtent pas aux frontières et circulent librement entre les pays. Cela pose un sérieux risque de contagion, qui pourrait entraîner des conséquences dévastratrices», a-t-il commenté.

L'Organisation mondiale de la Santé a dépêché des experts pour venir en aide aux autorités locales de la Guinée.

Dans les pays voisins du Sierra Leone et du Liberia, les autorités sont aux aguets, bien qu'aucun cas d'Ebola n'y avait encore été rapporté lundi.

En Guinée, on tentait d'empêcher le virus d'atteindre la capitale Conakry, où habitent plus de 3 millions de personnes.

La panique s'est vite propagée, dimanche, lorsqu'une information a circulé voulant que deux nouveaux décès avaient été rapportés dans la capitale. Lundi, toutefois, les autorités ont affirmé qu'après enquête, il s'est avéré que ces décès n'étaient pas en lien avec le virus.

Le gouvernement diffuse des consignes de santé publique rappelant aux citoyens de se laver les mains et d'éviter les contacts avec les personnes infectées. Pendant ce temps, les magasins commencent à manque de javellisant et de chlore, deux produits connus pour leurs propriétés désinfectantes.

De même, les denrées arrivées à Conakry en provenance de la région affectée de la Guinée, à savoir le sud-est du pays, ont aussi été placées en quarantaine.

Le virus se transmet par contact direct avec le sang ou les sécrétions d'une personne infectée, ou même par des objets qui ont été contaminés par une personne infectée.

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