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Internet doit rester libre et échapper au contrôle exclusif des gouvernements (Icann)

24/03/2014 05:28 EDT | Actualisé 24/05/2014 05:12 EDT

Le contrôle d'internet doit échoir à un organisme garant des libertés et non aux gouvernements susceptibles de les réduire, ont estimé lundi des experts réunis à Singapour au sein de l'Icann, régulateur de la Toile.

Le gouvernement américain a annoncé mi-mars qu'il était prêt à abandonner son rôle dans la supervision de l'Icann, chargé de valider les noms de domaines, au profit d'une gouvernance mondiale.

Créé en 1998, l'Icann délivre les noms de domaine sur internet, comme .com ou .gov. Il a son siège en Californie et relève à ce titre, en dernière instance, du département du Commerce américain.

Mais l'organisme et un certain nombre de pays regrettent qu'il soit perçu comme une institution occidentale et souhaitent un contrôle multilatéral.

Washington préconise d'inclure dans cette future gouvernance des entreprises des technologies de l'information, des représentants des pouvoirs publics, des associations et des universitaires.

L'Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) a été chargée d'organiser la transition avant le 1er janvier 2015.

"Quelle que soit la solution retenue pour remplacer la supervision américaine, elle devra obéir au principe du multilatéralisme", a déclaré son président Fadi Chehadé aux 2.000 participants de la réunion de Singapour.

Certains Etats, dont la Chine et la Russie, ont proposé que ce contrôle soit remis à l'Union internationale des télécommunications, une agence onusienne dépendant donc des gouvernements des Etats représentés.

Une option inacceptable, selon Fadi Chehadé.

"Nous ne pouvons pas remettre un projet de transition confiant une part importante de la mission à un gouvernement, un groupe de gouvernements ou une organisation inter-gouvernementale", a-t-il dit.

Le patron de l'Icann a également démenti que les Etats-Unis aient décidé d'abandonner tout contrôle sous la pression de l'opinion publique et des chancelleries étrangères après les révélations l'ancien consultant Edward Snowden sur les programmes de surveillance électronique des États-Unis.

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