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Meurtre de Joleil Campeau: fin des plaidoiries au procès d'Éric Daudelin

24/03/2014 03:00 EDT | Actualisé 23/05/2014 05:12 EDT
Radio-Canada

Les avocats des deux parties ont livré leur plaidoirie, lundi, au procès d'Éric Daudelin, accusé du meurtre, du viol et de la séquestration de la petite Joleil Campeau. Le meurtre de la fillette de 9 ans a été commis il y a plus de 19 ans.

La défense a tenté de semer le doute dans l'esprit des jurés - six hommes et six femmes - au sujet de la preuve d'ADN présentée par la Couronne et sur le travail des policiers, qui ont mis sur pied une opération de type « Mr. Big ». Cette stratégie consiste à faire croire au suspect qu'il est recruté par une organisation criminelle pour lui soutirer des confidences sur son passé criminel.

De son côté, la Couronne a insisté sur le fait que seul le tueur, en l'occurrence l'accusé, selon la Couronne, pouvait connaître autant de détails sur le meurtre de la fillette. Daudelin a fourni à des agents doubles une description précise de l'agression sexuelle et du meurtre de l'enfant.

Selon la théorie de la Couronne, la fillette marchait dans un boisé près de chez elle dans le quartier Auteuil, à Laval, pour se rendre chez une amie avec qui elle devait jouer avant le souper le 12 juin 1995. Elle aurait croisé le chemin d'Éric Daudelin, et ne s'est jamais rendue chez sa copine.

Ce serait au moment où elle marchait dans le boisé que Daudelin l'aurait enlevée, selon la Couronne. Il l'aurait ensuite agressée sexuellement, avant de la noyer dans un ruisseau et de l'abandonner sur place.

Éric Daudelin avait rapidement été identifié comme un suspect dans cette affaire. Il avait été interrogé par les policiers dès 1995, mais aucune preuve ne permettait de le relier au crime à cette époque. Les policiers avaient prélevé des traces d'ADN sur le corps de la fillette et sur les lieux du crime, mais l'état de la science ne permettait pas, à ce moment, d'établir de lien avec le suspect, sur lequel on avait également prélevé un échantillon d'ADN.

Grâce aux avancées de la science, on a finalement pu procéder à l'arrestation de Daudelin, en 2011, sur la base des preuves d'ADN.

Les enquêteurs avaient pris soin d'étayer la preuve en montant une opération de type « M. Big » contre Daudelin. Le procureur Pierre-Luc Rolland a confié que cette opération d'infiltration avait mené à une déclaration de Daudelin.

Avec des informations de Jacques Bissonnet