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Barack Obama essaie de rallier la planète pour isoler Moscou

24/03/2014 10:57 EDT | Actualisé 24/05/2014 05:12 EDT

AMSTERDAM, Pays-Bas - Le président américain Barack Obama a tenté lundi de rallier la communauté internationale derrière des efforts pour isoler la Russie dans la foulée de son opération militaire en Ukraine.

Bien que le sommet de La Haye porte officiellement sur la sécurité nucléaire, les leaders discuteront surtout de possibles sanctions économiques à l'endroit de Moscou.

Le sommet de deux jours donnera ainsi lieu à une rencontre imprévue des leaders du G7 — le Canada, les États-Unis, l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni, le Japon et l'Italie — sur la crise ukrainienne.

M. Obama a déclaré à son arrivée aux Pays-Bas que les États-Unis et l'Europe étaient solidaires avec l'Ukraine, affirmant que l'Occident était unie dans sa volonté d'imposer un «coût» à la Russie pour les gestes posés jusqu'ici.

Le conseiller adjoint du président en matière de sécurité nationale, Ben Rhodes, a déclaré à des journalistes que la rencontre du G7 visait à déterminer la nature des sanctions économiques contre la Russie si le pays ne reculait pas.

Il a ajouté que les leaders discuteraient de mesures pour aider le nouveau gouvernement ukrainien, de même que de la future relation du G7 avec la Russie dans l'éventualité où le bras de fer se poursuivrait.

Les États-Unis et les autres États membres de l'alliance n'envisagent toutefois pas d'expulser Moscou du G8, a précisé M. Rhodes. «La porte est ouverte si la Russie s'engage dans une désescalade de la situation», a-t-il indiqué.

Il a également mentionné que le G7 n'imposerait pas de sanctions en tant que groupe. Il reviendra plutôt aux États membres d'adopter individuellement les sanctions, tout en s'assurant d'agir de façon coordonnée, a expliqué M. Rhodes.

«Nous souhaitons voir la pression s'accentuer de façon constante et progressive», a-t-il dit.

Quelques heures après son arrivée aux Pays-Bas, M. Obama a eu un entretien privé avec le président chinois Xi Jinping. La Chine a souvent pris partie pour la Russie lors de querelles avec l'Occident, mais des responsables américains ont fait appel à l'opposition bien connue de Pékin à l'interférence étrangère dans les affaires internes d'une nation.

M. Obama a témoigné d'une prudence extrême avant sa rencontre avec M. Xi, déclarant simplement que le dossier ukrainien serait abordé.

«Je crois qu'ultimement, qu'en travaillant ensemble, la Chine et les États-Unis peuvent aider à renforcer le droit international et le respect pour la souveraineté des nations et établir les règles internationales qui permettent à tous les peuples de s'épanouir», a dit le président américain.

Pour sa part, M. Xi a déclaré qu'il existe de nombreux domaines dans lesquels la Chine et les États-Unis sont à même de collaborer.

Le sommet de La Haye a débuté avec une annonce du Japon, qui a fait savoir qu'il remettra aux États-Unis près de 320 kilogrammes de plutonium militaire et une quantité d'uranium très enrichi. Cela représente une victoire pour M. Obama, qui cherche à sécuriser le matériel nucléaire de la planète.

M. Obama doit rencontrer, mardi, le premier ministre japonais Shinzo Abe, la présidente sud-coréenne Park Geun-hye et le prince héritier d'Abu Dhabi, Mohamed bin Zayed.

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