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Afghanistan: l'état de santé du fils du journaliste de l'AFP s'améliore (hôpital)

24/03/2014 08:00 EDT | Actualisé 24/05/2014 05:12 EDT

L'état de santé du petit Abouzar, seul membre de la famille du journaliste de l'Agence France-Presse (AFP) Sardar Ahmad ayant survécu à l'attaque de l'hôtel Serena de Kaboul, montre des signes d'amélioration, ont affirmé lundi des médecins.

Blessé à la tête, à la poitrine et à la cuisse, le jeune garçon de deux ans et dix mois se trouve actuellement dans une unité de soins intensifs de l'hôpital Emergency de la capitale afghane, où il avait été transféré jeudi soir juste après l'attaque.

Son père Sardar Ahmad, sa mère Homaira, sa soeur Nilofar et son frère Omar font partie des neuf personnes qui ont péri dans cette équipée sanglante perpétrée par quatre jeunes assaillants armés dans l'hôtel le plus prestigieux de la ville.

"Abouzar a survécu parce qu'il a pu être hospitalisé très rapidement", a expliqué à l'AFP Luca Radaelli, médecin coordinateur de l'hôpital Emergency, géré par l'ONG italienne du même nom.

"Il est toujours en observation et il nous faut être prudent, tout peut encore arriver. Mais il fait des progrès", a-t-il assuré, expliquant qu'un gros fragment de balle avait pu être extrait de son crâne.

"Il a commencé à s'alimenter normalement et il est éveillé, alité, avec les yeux ouverts", a expliqué le Dr Radaelli.

Abouzar respire désormais sans assistance et peut boire du jus de fruit avec une paille, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les médecins ont ajouté que le jeune enfant devait rester en observation dans l'unité de soins intensifs avant qu'un nouveau type de traitement puisse être envisagé.

L'amélioration de l'état de santé du jeune garçon est "une lueur d'espoir en plein cauchemar", a déclaré Bashir Mirzad, l'un des frères de Sardar Ahmad, qui s'est rendu lundi matin avec d'autres membres de la famille au chevet de l'enfant.

"Le monde entier prie pour le rétablissement d'Abouzar. Il est tout ce qui reste de Sardar. Nous devons nous réunir et prier", a déclaré un autre frère du journaliste, Faisal Khan.

Les funérailles de Sardar Ahmad, de sa femme et de leurs deux enfants tués dans l'attaque ont eu lieu dimanche dans la capitale afghane.

Ahmad, 40 ans, était un pilier du bureau de l'AFP à Kaboul, pour lequel il travaillait depuis 2003.

L'attaque, survenue à deux semaines du premier tour de l'élection présidentielle, le 5 avril, a été revendiquée par les insurgés talibans, mais, dimanche soir, la présidence afghane a affirmé qu'elle avait été "perpétrée par des services secrets étrangers", accusation semblant viser le Pakistan voisin.

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