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Un Norvégien triomphe, course difficile pour Houle

23/03/2014 08:00 EDT | Actualisé 23/05/2014 05:12 EDT

Alexander Kristoff a remporté le sprint disputé sur des pavés détrempés contre l'Italien Fabian Cancellara et filé seul vers l'arrivée de la 105e édition de la classique Milan-Sanremo, dimanche, pour signer la victoire la plus importante de sa carrière.

Kristoff s'est éloigné du champion de 2008 dans les derniers mètres de l'épreuve longue de 294 km. Il a atteint la ligne d'arrivée en 6 h 55 min 56 s pour devenir le premier cycliste norvégien à remporter une compétition d'une journée.

Cancellara a grimpé sur le podium pour une quatrième année de suite, tandis que le Britannique Ben Swift a devancé Mark Cavendish, spécialiste du sprint et vainqueur de la course en 2009, pour s'emparer de la 3e place.

L'Italien Vincenzo Nibali semblait en voie de l'emporter après avoir lancé une attaque dans l'avant-dernière ascension de la journée, dans la Cipressa, à 25 km de la ligne d'arrivée. Le champion du Giro d'Italie a toutefois été rattrapé par le peloton alors qu'il restait 8 km à l'épreuve.

L'Allemand Gerald Ciolek, gagnant de l'édition 2013, a pris la 11e place.

Environ 80 coureurs ont abandonné avant la conclusion de l'épreuve.

Course difficile pour Houle

Le Québécois Hugo Houle a connu une journée éprouvante et a conclu au 114e échelon.

« C'était pas chaud!, a-t-il reconnu. C'est sûr que ç'a été une journée difficile. La pluie et le froid ont été des facteurs qui ont rendu la course encore plus dure. »

« On a roulé dans la pluie pendant 140 kilomètres jusqu'à la montée du Turchino. Ensuite, on descendait sur le bord de la mer et on a eu un petit répit. Comme il faisait soleil, on pensait qu'on allait finir au chaud alors on a enlevé nos vestes. Mais 10 à 15 kilomètres plus loin, la pluie a repris très fort. À partir de là, ç'a été difficile. Le temps de remettre les vestes, avec le vent de face, tout le monde était congelé », a-t-il expliqué.

« Le froid m'affecte moins que les autres alors je me suis accroché et j'ai attaqué les trois Capo (Mele, Cervo et Berta) à partir du kilomètre 241. J'avais pour tâche de replacer mon leader (l'Italien Rinaldo Nocentini) et de m'en occuper. C'est ce que j'ai fait toute la journée. Je le suivais à la trace », a-t-il poursuivi.

« Quand je suis arrivé dans l'avant-dernière montée, la Cipressa, je n'avais plus de jambes. Elles étaient tellement raides et crispées que je sentais tous mes tendons. J'en avais assez donné. J'ai lâché le premier groupe et je suis rentré tranquillement. Mais j'ai compté les 20 derniers kilomètres un par un », a conclu le cycliste, qui avait posé pied l'an dernier lors de la 104e édition de cette course.

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