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L'Impact s'incline contre les Sounders

23/03/2014 06:12 EDT | Actualisé 23/05/2014 05:12 EDT
PC

MONTRÉAL - Vivement le retour de Marco Di Vaio.

La fin de la suspension de trois matchs et le retour de jeu du buteur attitré de l'Impact, le week-end prochain, n'arrivera pas trop tôt. Du moins, à en juger par la mine déconfite de Patrice Bernier, après la défaite de 2-0 du onze montréalais aux mains des Sounders de Seattle, dimanche devant 27 207 spectateurs au Stade olympique.

Le capitaine de l'Impact avait les yeux fixés sur le plancher du vestiaire et le regard vide, visiblement perdu dans ses pensées, une bonne demi-heure après la fin du match qui laissait l'Impact avec une fiche de 0-3 en ce début de saison 2014. C'est là le pire début de campagne dans l'histoire du club montréalais depuis son entrée en MLS, en 2012, et voilà que la troupe retournera à l'étranger pour affronter l'Union à Philadelphie, samedi prochain.

«C'est sûr que ce n'est pas l'idéal», a reconnu Bernier après avoir vu un tir de Lamar Neagle, un ancien de l'Impact, frapper la barre transversale, tomber à la verticale et rebondir sur le gardien montréalais Troy Perkins avant d'aboutir derrière la ligne de but à la 8e minute de jeu, puis Obafemi Martins profiter d'un revirement dans la moitié du terrain du club montréalais pour faire 2-0 à la 58e minute.

«C'était notre match d'ouverture locale. Il fallait saisir l'opportunité, surtout après le (bon) match qu'on a joué à Houston la semaine dernière, pour gagner encore plus en confiance, récolter des points au classement afin de ne pas trop prendre de retard et continuer à progresser, a noté le capitaine. Là, il va falloir se reprendre en mains.»

«La situation n'est pas bonne mais c'est le début de la saison, a souligné Matteo Ferrari. L'entraîneur sait quoi faire pour corriger le tir. Il faut oublier le classement pour l'instant et continuer à travailler.»

«C'est ma responsabilité de trouver les solutions et nous avons une semaine pour essayer différentes choses, a de son côté commenté Frank Klopas, qui est toujours à la recherche d'une première victoire à titre d'entraîneur-chef de l'Impact. C'est une longue saison, il y a plusieurs équipes qui ont seulement quelques points au classement en ce moment... Il s'agit de trouver une façon de commencer à en récolter à notre tour.»

À ce titre, le retour de Di Vaio semble le remède tout désigné. Mais dont les effets bénéfiques ne seront pas automatiques, ont prévenu ses coéquipiers.

«Avec Marco, l'équipe a un cran de plus, a noté Bernier. Il est un facteur intimidant pour l'équipe adverse, et pour nous c'est un facteur de confiance de plus. Mais il faudra être plus volontaire à l'attaque.»

Car selon le milieu de terrain québécois, les joueurs montréalais devront éviter de pécher en remettant toute la responsabilité de l'attaque dans les mains d'un seul joueur.

«Il faut qu'il y ait plus de mouvement, qu'il y ait plus de gars dans la surface, a avancé Bernier. Même quand Marco va revenir, rien ne garantit qu'il va marquer dans les 31 matchs qu'il reste à jouer.»

«Marco n'a pas disputé de vrai match depuis l'an dernier, alors on doit lui laisser le temps de retrouver la forme», a fait remarquer Ferrari.

«Il ne faut pas attendre après Marco et se dire qu'il va être le joueur salvateur, a souligné Hassoun Camara. Il faut qu'on se regarde soi-même, qu'on se regarde entre nous collectivement et qu'on affronte les lacunes qu'on a. C'est seulement comme ça qu'on pourra avancer.»

La partie n'est pas gagnée à ce titre puisque l'Impact ne présente pas une courbe de progression ascendante en ce moment. On observe plutôt des prestations en dents de scie — une mauvaise à Dallas puis une bonne à Houston malgré le revers de 1-0, puis une autre mauvaise à Montréal.

Dimanche, les joueurs de l'Impact ont dirigé 35 centres vers la zone de réparation, mais la plupart d'entre eux semblaient davantage faits à l'aveuglette que par adresse, surtout en première demie. Et en défensive, le premier but est survenu sur une séquence de jeu arrêtée — un vieux péché —, tandis que le deuxième a suivi non seulement un revirement, mais une séquence où Kenny Cooper, des Sounders, a été plus alerte que tout le monde en pressant le pas pour aller récupérer un ballon qui semblait se diriger hors-ligne.

«On n'était pas au niveau de l'intensité que commandait l'événement», a dit Camara.

«On leur a permis de jouer. On a toujours couru après le ballon, a affirmé Bernier. On n'a pas été tous sur la même longueur d'ondes, notamment dans le pressing.»

Et voilà que maintenant, l'Impact a été blanchi à ses deux dernières sorties et a encaissé six buts en trois matchs.

«Ça ne peut pas continuer comme ça», a déploré Ferrari.

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