NOUVELLES

Les diplomates israéliens décrètent une grève générale

23/03/2014 02:43 EDT | Actualisé 23/05/2014 05:12 EDT

Les employés du ministère israélien des Affaires étrangères, en guerre contre leur direction depuis plusieurs semaines, ont décrété dimanche une grève générale dans les missions diplomatiques et au ministère.

"Une grève générale a été décrétée au ministère des Affaires étrangères", a annoncé le site internet de la diplomatie israélienne, "le ministère à Jérusalem restera fermé, et les missions à l'étranger n'ouvriront pas à partir de lundi 24 mars au matin".

Selon les médias israéliens, il s'agit du premier mouvement de grève des diplomates depuis la création du pays il y a 65 ans.

Les diplomates israéliens se plaignent depuis plusieurs années d'être mal payés et d'un manque de considération à leur égard.

Ce mouvement de grève, qui concerne les diplomates mais aussi les employés administratifs du ministère, avait été lancé au printemps dernier. Il avait ensuite été suspendu en juillet avec l'ouverture de négociations avec le ministère des Finances.

Le 4 mars, les négociations salariales se sont terminées dans une impasse.

Depuis, précise le site internet du ministère, les diplomates ne se sont pas occupés des visites officielles, en Israël ou à l'étranger, et n'ont délivré aucun visa.

Selon des responsables, la grève pourrait mettre en péril la première visite du pape François en Terre sainte, prévue en mai.

Le Vatican avait précédemment annoncé qu'une annulation n'était pas à l'ordre du jour, ajoutant cependant que le conflit au sein de la diplomatie israélienne "provoquera probablement des complications dans les préparatifs du voyage" pontifical.

Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, qui ne peut accéder à son bureau, selon plusieurs médias, a sévèrement critiqué la grève.

"C'est une décision pitoyable qui mène à une perte de contrôle", a-t-il dit dans un communiqué, ajoutant que cela "n'avait aucun aspect positif, et causait seulement plus de dommages aux employés du ministère".

"Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour minimiser les effets collatéraux sur le pays et ses citoyens", a-t-il ajouté.

Le Jerusalem Post a apporté son soutien aux grévistes.

"Le fardeau des employés du ministère des Affaires étrangère est devenu insupportable à porter", affirmait un article publié sur son site internet.

"Depuis plus d'une décennie, les salaires de ces personnes dévouées n'ont pas été réévalués en fonction de l'inflation dans les différents pays où ils sont affectés", poursuivait le journal.

scw/cbo/cco

PLUS:hp