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16e Soirée des Jutra : beaucoup d'émotions pour Claude Robinson

23/03/2014 11:30 EDT | Actualisé 24/03/2014 06:15 EDT

Claude Robinson a effectué un passage remarqué à la Soirée des Jutra, dimanche soir, alors qu’il était invité à remettre le trophée du Meilleur scénario. Il a été accueilli avec énormément de chaleur par le public massé dans la salle du Monument-National, une réception pleine d’affection qui l’a ébranlé et lui a fait chaud au cœur.

«J’étais très, très ému d’être ici ce soir, a exprimé l’homme en entrevue au Huffington Post Québec, quelques minutes après avoir remis la statuette à Louise Archambault pour le film Gabrielle. L’accueil que j’ai reçu était extrêmement émouvant. Et qu’on ait eu la délicatesse de me faire remettre le Jutra du Meilleur scénario, c’était très touchant pour moi. Après autant d’années de combat pour faire valoir les droits d’auteur, de donner ce prix à des gens qui sont vraiment méritants, ça m’a fait un grand plaisir.»

«Et j’étais content de voir la petite Gabrielle (Marion-Rivard), a poursuivi monsieur Robinson. J’ai regardé son visage pendant que j’étais sur scène. Elle était lumineuse! C’était beau à voir.»

Claude Robinson était fier de préciser qu’il avait vu tous les longs-métrages en nomination dans la catégorie qu’il présentait. «Et beaucoup d’autres», a-t-il spécifié.

En mal d’intégrité

En ce qui a trait à sa bataille judiciaire des deux dernières décennies, Claude Robinson a raconté, un peu las, que le combat n’est pas encore terminé. Il a expliqué que les Français et les Allemands impliqués dans son dossier ont disparu, qu’une des compagnies fautives est maintenant sous redressement judiciaire, et que l’entreprise qui l’a reprise affirme maintenant être détentrice des droits de Robinson Sucroé, création de Claude Robinson, ce qui est évidemment illégal.

«C’est frauduleux comme transaction, c’est impensable. Mais c’est toujours la même chose, avec ces gens-là. L’intégrité est un gros problème. Et plus personne n’a d’avocat ici. Je dois donc courir en France et en Allemagne. C’est assez odieux.»

Ces complications ne ternissent toutefois pas le bonheur de la victoire aux yeux de Claude Robinson.

«Il n’y a pas que les sous dans la vie, a-t-il souligné. Il y a aussi le fait que je n’ai pas nui aux créateurs, aux monteurs… Le résultat de ce jugement-là renforcit le positionnement des créateurs en termes de justice. Il y a maintenant des acquis qui sont merveilleux. Il y a des confirmations qui ont été faites sur des points, mais il y a des explications plus spécifiques, structurées, de la part de la Cour suprême. Je suis très content de ça. Si l’argent avait été le motif de mes démarches, je ne sais pas si je l’aurais fait. Mais pour mes principes, oui.»

Au quotidien, Claude Robinson peint des toiles qu’il donne ensuite à des sociétés à but non lucratif pour leur permettre de se financer en les mettant à l’encan. «Au moins, c’est utile», s’est-il réjoui. L’homme dit par contre devoir composer avec des problèmes de polyarthrite, qui lui causent des problèmes à rester debout, à la même place, trop longtemps.

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