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Manifestation à Madrid pour dénoncer "l'urgence sociale" en Espagne

22/03/2014 08:12 EDT | Actualisé 22/05/2014 05:12 EDT

Des milliers de manifestants s'apprêtaient à défiler samedi dans Madrid, arrivant pour certains en colonnes de toutes les régions d'Espagne pour une "marche de la dignité" et souligner "l'urgence sociale" créée par les coupes budgétaires du gouvernement conservateur.

Organisés en huit colonnes, des milliers de manifestants rejoindront en fin de journée le centre de la capitale, après avoir marché, pour certains depuis près d'un mois, d'Andalousie (sud), de Catalogne (est), des Asturies (nord) et d'Extrémadure (ouest).

Les premiers arrivés ont passé la nuit aux portes de Madrid.

Tous se sont donné rendez-vous à la gare d'Atocha, d'où partira vers 15H00 GMT une manifestation sur une grande artère de la capitale, sous les slogans tels que "Non au paiement de la dette", "Sortez les gouvernements de la Troïka", "Pain, travail et un toit pour tous et toutes".

Les organisateurs ont annoncé que des centaines de bus et au moins quatre trains ont été affrétés.

Les autorités régionales ont prévu la mobilisation de quelque 1.700 policiers pour assurer la sécurité, craignant des incidents en raison de la présence attendue de membres de groupes antisystème.

"Ce sera une marée citoyenne qui va remplir de dignité la capitale", a déclaré Diego Cañamero, porte-parole du syndicat andalou des travailleurs, l'une des quelque 300 organisations participantes.

"L'idée, c'est d'unir toutes les forces autour d'un objectif: soit le gouvernement répond à nos revendications soit il doit faire ses valises".

L'austérité sans précédent appliquée par le gouvernement conservateur depuis son arrivée fin 2011 pour réduire les déficits et la dette du pays a donné lieu à deux grèves générales en 2012, avec des centaines de milliers de personnes dans la rue.

La mobilisation s'est ensuite essoufflée, soutenue surtout par les secteurs de l'éducation et la santé, sévèrement touchés par les économies de 150 milliards d'euros sur trois ans annoncées en 2012.

S'ils ne descendent pas dans la rue, les Espagnols ont montré dans les sondages leur rejet de la politique d'austérité et dénoncent le chômage qui touche plus d'un actif sur quatre.

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