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Européennes: "mes enfants ne seront pas candidats", affirme Berlusconi

22/03/2014 10:55 EDT | Actualisé 22/05/2014 05:12 EDT

"Mes enfants ne seront pas candidats sur (nos) listes aux européennes", a affirmé samedi l'ancien chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, devant les militants de son parti Forza Italia, réfutant ainsi les rumeurs qui circulaient depuis quelques jours.

"Tout ça, ce sont des inventions: mes enfants ne seront pas candidats sur les listes aux européennes", a rétorqué l'ex-Cavaliere, devant la première assemblée des clubs "Forza Silvio" à Rome, à la demande des journalistes.

Il s'agissait de la première apparition publique de l'ancien Premier ministre de 77 ans depuis la confirmation par la Cour de cassation, mardi, de son interdiction de voter et se présenter à des mandats publics pendant deux ans.

Depuis cette décision, son parti de centre droit cherchait désespérément comment faire fructifier la "marque" Berlusconi - le magnat des médias restant son président de fait - en ayant à la tête de ses listes aux prochaines élections européennes l'un ou l'autre de ses cinq enfants.

Le nom de Barbara, 29 ans, dirigeante au sein de l'empire familial Mediaset, circulait avec insistance depuis, de même que celui de sa demi-soeur aînée, Marina, 47 ans, à la tête de l'entreprise qui contrôle ses trois chaînes de télévision.

Quant à Pier Silvio, 44 ans, frère cadet de Marina et vice-président de Mediaset, son image de "manager capable, jeune mais pas trop, avec une situation familiale solide et tranquille" aurait pu en faire un candidat désigné.

"Le leadership de Forza Italia reste entre les mains de Silvio Berlusconi et ce serait une erreur de présenter une autre personnalité, même venant de la même famille, seulement parce qu'elle porterait le même nom", avait estimé pour sa part ces jours-ci Paolo Romani, un proche du septuagénaire.

Les plus récents sondages créditent Forza Italia de 24% des intentions de vote, au deuxième rang national derrière le Parti démocrate (PD, centre gauche) du Premier ministre Matteo Renzi (31,4%), alors que le Nouveau centre droit (NCD), qui regroupe d'ex-partisans de Berlusconi restés fidèles à la coalition au pouvoir, ne recueillerait que 3,7%.

lrb/abk

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