La chef péquiste a intensifié ses attaques contre Philippe Couillard en l'associant à la corruption. « Rien n'a changé au PLQ [depuis Jean Charest] », a martelé samedi Pauline Marois devant des militants à Rivière-du-Loup, dans le Bas-Saint-Laurent.
« M. Couillard refuse de parler du bilan libéral sur l'intégrité. Minimiser, banaliser, se défiler. La vérité, c'est que le chef libéral n'a jamais rompu avec l'héritage de Jean Charest. La preuve, 18 anciens ministres libéraux font campagne avec lui. »

La chef Pauline Marois a laissé entendre que M. Couillard était présent à l'époque où le Parti libéral faisait l'objet d'allégations de favoritisme et de pratiques douteuses.

Philippe Couillard était à l'Assemblée nationale lorsque le PLQ exigeait de ses ministres qu'ils amassent au moins 100 000 $ pour financer le parti, ou encore « quand M. Charest nommait des juges à partir de post-it jaunes », a dit Mme Marois en référence à des révélations faites lors la commission Bastarache. Les autocollants post-it apposés sur les dossiers de certains candidats indiquaient leur allégeance politique.

« Si Philippe Couillard veut tourner la page, il doit se dissocier. Il doit regarder les Québécois dans les yeux et admettre les erreurs du passé », juge la chef du PQ.

Elle espère, dit-elle, que la population se souviendra le jour du scrutin que le Parti libéral est responsable de « la plus douloureuse crise de confiance que les Québécois ont connue ».

Le PQ reproche à QS de se tromper de cible

Par ailleurs, Mme Marois a reproché à la cochef de Québec solidaire, Françoise David, de s'en prendre à son parti, alors que sa cible devrait être les libéraux.

« Mme David, quand elle nous attaque, elle attaque un parti progressiste et souverainiste. Elle prétend être progressiste, souverainiste. Il me semble qu'elle devrait davantage attaquer celui qui est le plus nuisible. C'est Philippe Couillard et le risque d'un gouvernement libéral. Il ne faut pas prendre de risque. Je dis à Françoise David "attaquez-vous à la vraie cible. Ce n'est pas mon parti qui devrait être votre cible". »

En entrevue à La Presse Canadienne, Mme David a répliqué que la chef péquiste n'avait aucune raison de « jouer les victimes », celle-ci ayant délibérément choisi de déclencher une campagne en « croyant sans doute que les électeurs lui dérouleraient le tapis rouge ».

Selon la co-porte-parole de QS, il est « tout à fait normal » qu'elle demande des comptes à Pauline Marois puisqu'elle « représente un gouvernement sortant ».

Marois n'ira pas dans toutes les régions

De passage dans le Bas-Saint-Laurent, Pauline Marois a présenté le PQ comme « le parti des régions », mais elle n'a pas l'intention de visiter tout le Québec.

Elle enverra plutôt certains de ses membres de son équipe donner un coup de main à des candidats locaux. « Vous savez que je suis une femme d'équipe et que je fais confiance à mes candidats », a-t-elle expliqué.

Le Parti québécois présentait samedi ses engagements pour les régions. Pauline Marois s'est notamment engagée à mettre en place un plan de 675 millions de dollars sur trois ans pour le secteur forestier, qui a découlé du Rendez-vous national de la forêt de novembre dernier.

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