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Des manifestants de l'est de l'Ukraine réclament un référendum

22/03/2014 09:12 EDT | Actualisé 22/05/2014 05:12 EDT

Plus de 5000 manifestants prorusses ont envahi les rues d'une importante ville de l'est de l'Ukraine, samedi, afin de réclamer la tenue d'un référendum sur la séparation de la région et son annexion à la Russie.

Le rassemblement à Donetsk s'est déroulé moins d'une semaine après que la Crimée se fut séparée de l'Ukraine à la suite d'un référendum jugé illégal par l'Occident. Après le vote, Moscou a officiellement annexé la péninsule de la mer Noire à son territoire.

Avec la Crimée sous le contrôle des forces russes, qui encerclent les bases militaires ukrainiennes dans la péninsule, plusieurs s'inquiètent de voir d'autres régions de l'est de l'Ukraine entreprendre une démarche similaire.

La Russie a stationné d'importants effectifs militaires le long de la frontière est de l'Ukraine. Le président russe, Vladimir Poutine, a affirmé ne pas avoir l'intention de pénétrer en sol ukrainien, mais la possibilité d'affrontements violents entre partisans et opposants de la séparation de la région pourrait servir de prétexte pour dépêcher des soldats.

L'est de l'Ukraine est le principal centre de l'industrie lourde et minière du pays, un secteur vital pour l'économie ukrainienne. C'est aussi là que se trouve la majorité de la base électorale de Viktor Ianoukovitch, l'ancien président de l'Ukraine qui s'est réfugié en Russie le mois dernier après avoir été chassé du pouvoir dans la foulée de trois mois de manifestations à Kiev.

Moscou et les fidèles de M. Ianoukovitch soutiennent que son renversement constitue un coup d'État et que les nouveaux dirigeants de l'Ukraine sont des nationalistes qui comptent oppresser les russophones de l'est du pays.

Forces russes en Crimée

Les forces russes encerclent la base aérienne de Belbek en Crimée après avoir adressé un ultimatum aux soldats ukrainiens pour obtenir leur reddition, a déclaré samedi le vice-commandant ukrainien de la base.

« Les forces russes déployées autour de notre aérodrome nous ont donné une heure pour nous rendre sinon ils lanceront l'assaut. Nous n'allons nulle part, nous allons voir en quoi consiste cet assaut », a dit Oleg Podovalov à Reuters.

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