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USA: un général accusé d'agression sexuelle condamné à un blâme

21/03/2014 08:55 EDT | Actualisé 21/05/2014 05:12 EDT

Un général américain, accusé d'agression sexuelle à l'encontre d'une subordonnée et d'adultère, a reçu un blâme à l'issue de son procès mais n'a été condamné à aucune peine d'emprisonnement, après un accord avec l'accusation.

Le juge militaire James Pohl a condamné jeudi le général Jeffrey Sinclair à renoncer à 5.000 dollars de salaire par mois durant quatre mois. Il pourra toutefois conserver ses droits à la retraite.

Jugé en cour martiale depuis le 4 mars sur la base de Fort Bragg en Caroline du Nord (sud-est), Sinclair avait plaidé coupable en début de semaine de conduite "inconvenante pour un officier ou un gentleman", non-respect d'un ordre, cruauté et mauvais traitement, et fraudes à l'encontre des Etats-Unis. Il avait déjà auparavant plaidé coupable d'adultère, qui est interdit par le code militaire.

Au terme d'un accord passé avec l'accusation, les poursuites pour agression sexuelle à l'encontre de Sinclair --accusé notamment d'avoir forcé une subordonnée de 17 ans sa cadette de lui faire une fellation-- avaient ainsi été abandonnées.

Alors que ce procès s'est révélé embarrassant pour l'armée américaine, confrontée ces derniers mois à une multiplication de problèmes de comportement chez certains généraux, Sinclair a exprimé son soulagement à l'issue de la sentence.

Les défenseurs des victimes de crimes sexuels ont, eux, fermement dénoncé le verdict. Jackie Speier, élue de Californie très impliquée dans les affaires d'agressions sexuelles, a parlé de "sentence dérisoire".

Un porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby, a de son côté refusé de commenter directement cette affaire mais a assuré devant des journalistes que l'armée prenait "les crimes pour agressions sexuelles très au sérieux". "Et nous savons que nous devons faire mieux", a-t-il ajouté.

"Notre priorité est de nous assurer que les victimes aient suffisamment confiance pour parler, et que ceux qui sont reconnus coupables soient tenus pour responsables", a-t-il assuré.

Ex-étoile montante de l'US Army et commandant en second de la prestigieuse 82e division aéroportée, le général Sinclair, 51 ans, faisait en tout l'objet de 22 chefs d'accusation, parmi lesquels ceux d'agression sexuelle et d'adultère.

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