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Péladeau tourne en dérision le plan économique du Parti libéral

21/03/2014 09:29 EDT | Actualisé 21/05/2014 05:12 EDT

« Si j'avais dirigé Québécor comme les libéraux ont dirigé le Québec, j'aurais perdu mon entreprise ou j'aurais été acheté par un plus gros », a tonné le candidat péquiste Pierre Karl Péladeau à un rassemblement dans la circonscription de Jean-Talon, à Québec.

Le candidat-vedette, qui partageait la scène avec sa chef Pauline Marois et Bernard Drainville, a évité de parler de souveraineté et plutôt mis de l'avant son expérience d'homme d'affaires afin d'attaquer le bilan du PLQ lorsqu'il était au pouvoir et de discréditer le plan économique du chef libéral Philippe Couillard.

« Quand j'ai vu son cadre financier, j'ai failli m'étouffer. Ça ne tient pas la route. Il n'y a pas un investisseur sérieux qui confierait son argent à une entreprise qui aurait un plan d'affaire aussi bâclé », a-t-il lancé.

« Si j'ai choisi de m'engager en politique, c'est pour faire avancer le Québec. C'est pour créer plus de richesse et plus d'emplois », a-t-il déclaré devant les militants de son parti.

Il a aussi tenu à rappeler que, selon lui, les libéraux actuels sont les mêmes que ceux qui ont dirigé le Québec par le passé.

« 2012, c'était hier. Les scandales et les crises à répétition et une économie en panne, sans vision et laissée à elle-même. Les libéraux de Jean Charest et de Philippe Couillard, c'est du pareil au même! », a affirmé le candidat de Saint-Jérôme.

Une lutte serrée
Alors que les sondages mettent libéraux et péquistes au coude à coude, la chef du PQ Pauline Marois a affirmé que la campagne électorale allait être une « lutte serrée jusqu'à la fin ».

« Ensemble, il nous reste 18 jours pour convaincre les Québécoises et les Québécois », a-t-elle scandé. Elle s'est dite convaincue d'avoir le meilleur plan, et, surtout, l'équipe économique « la plus forte de toute l'histoire ». 

La première ministre, comme M. Péladeau, a tenu à rappeler que les libéraux de Philippe Couillard étaient semblables à ceux de l'ancien premier ministre Jean Charest.

« Philippe Couillard veut revenir en arrière sur Anticosti. Il a exactement la même attitude que Jean Charest », a-t-elle pesté.

Bilan péquiste

La première ministre a aussi galvanisé ses troupes en énumérant les réalisations du Parti québécois. Sur son bilan dans le domaine de la santé, Mme a indiqué que l'attente dans les urgences avait diminué d'une heure depuis l'arrivée au pouvoir du PQ.

« On en a donc fait plus en dix huit mois que Philippe Couillard en cinq ans », a-t-elle souligné, sous un tonnerre d'applaudissements. Elle a d'ailleurs tourné en dérision le fait que M. Couillard n'ait occupé qu'un poste ministériel dans sa vie politique, soit celui de la Santé. 

Elle a d'ailleurs réitéré qu'un vote pour le Parti libéral, Québec solidaire ou la Coalition Avenir Québec équivalait à un vote contre la charte. 

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