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Les Québécois invités à se donner le «cadeau» de la charte

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PAULINE MAROIS
(Archives) | CP

Le Parti québécois veut désormais parler de la charte des valeurs et d'économie, au lendemain du débat des chefs.

Un texte de Lili BoisvertTwitterCourriel

Pauline Marois était vendredi matin sur le campus de l'Université de Sherbrooke, à Longueuil, en compagnie de Pierre Karl Péladeau et de Bernard Drainville, ses candidats qui incarnent le mieux ces thématiques.

« Le 7 avril, les Québécois ont l'occasion de se faire un cadeau, a avancé Bernard Drainville. Ils ont l'occasion de se donner une charte qui définira le Québec dans lequel nous voulons vivre. »

M. Drainville a fait référence à la loi 101, inscrivant le projet de charte des valeurs dans son sillon. « La loi 101 affirme le caractère français de la société québécoise. Avec la charte des valeurs, on affirme son caractère laïque et égalitaire. Mais, pour qu'elle soit adoptée, on a besoin de vous, les Québécois », a poursuivit celui qui a défendu ces derniers mois le projet de charte en tant que ministre péquiste.

Les péquistes ont insisté vendredi sur l'idée qu'ils représentaient la seule option pour l'adoption d'une charte. Tous les autres partis se prononcent contre la charte, soutiennent-ils.

Or, le Parti de François Legault appuie l'adoption d'une charte depuis la présentation du projet de loi du PQ, tout en réclamant quelques compromis. La Coalition avenir Québec a déposé sa propre version d'un projet de charte de la laïcité et se présente d'ailleurs dans la campagne comme la solution pour les électeurs qui souhaitent avoir une charte des valeurs, « mais pas de référendum ». 

Comme la CAQ, Québec solidaire a présenté une version personnelle d'une charte de la laïcité. 

Les libéraux, eux, défendent le principe du visage découvert pour ceux qui reçoivent des services publics et ceux qui en donnent. Philippe Couillard s'est également déjà dit prêt à travailler sur un texte législatif qui se concentrerait sur les éléments qui font consensus.  

Questionné vendredi à savoir si un consensus était possible entre les différents partis à propos de la charte et du port du voile, Bernard Drainville a été sans appel.

Péladeau ajuste son discours

Pierre Karl Péladeau, qui a marqué les esprits par sa profession de foi souverainiste lors de la présentation de sa candidature dans Saint-Jérôme, a quant à lui tenté de recentrer son discours sur l'économie.

« Si j'ai choisi de m'engager en politique, c'est pour créer plus de richesse et plus d'emploi. Et si j'ai décidé de m'engager avec Mme Marois, c'est parce qu'elle a une vision économique audacieuse », a affirmé vendredi le candidat-vedette.

Le 9 mars dernier, M. Péladeau avait déclaré sans retenue que son adhésion au Parti québécois était une adhésion à ses valeurs « les plus profondes et les plus intimes, c'est-à-dire faire du Québec un pays ».

Depuis, les adversaires du PQ ont à maintes reprises parlé du point qu'avait levé en l'air Pierre Karl Péladeau à cette occasion pour illustrer l'idée que le millionnaire s'était d'abord et avant tout lancé en politique pour faire la souveraineté.

Maintenant que la stratégie du PLQ contre son principal adversaire consiste essentiellement à associer un vote au PQ à un vote pour un référendum, Pierre Karl Péladeau tempère son geste. « J'ai toujours été démonstratif, c'est ma nature. J'ai un engagement profond pour l'économie et c'était aussi le signe de cet engagement », a-t-il affirmé vendredi.

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