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Le voyage d'Obama en Europe montrera que la Russie est isolée (Maison Blanche)

21/03/2014 02:07 EDT | Actualisé 21/05/2014 05:12 EDT

La Maison Blanche a affirmé vendredi que la tournée du président Barack Obama la semaine prochaine en Europe montrerait que la Russie est "de plus en plus isolée" en raison de son intervention en Ukraine.

"Ce qui sera évident pour le monde entier est que la Russie est de plus en plus isolée et que la communauté internationale, Etats-Unis en tête, soutient les Ukrainiens et leur gouvernement, et est déterminée à imposer des coûts à la Russie" pour avoir mis la main sur la Crimée, a affirmé la conseillère de sécurité nationale de M. Obama, Susan Rice.

M. Obama entreprend lundi une tournée de six jours qui le mènera successivement aux Pays-Bas pour un sommet sur la sécurité nucléaire et une réunion du G7 et à Bruxelles pour un sommet avec les dirigeants européens et une rencontre avec le secrétaire général de l'OTAN. Il se rendra ensuite à Rome et au Vatican pour une audience avec le pape François et des entretiens avec les dirigeants italiens et conclura sa tournée par l'Arabie saoudite.

Le volet européen de ce voyage devrait être dominé par la crise aiguë ouverte par le rattachement de la Crimée à la Russie aux dépens de l'Ukraine, dénoncé par les Etats-Unis et leurs alliés européens qui ont commencé cette semaine à imposer des sanctions à l'entourage du président russe Vladimir Poutine.

"Lors de ce voyage, le président mobilisera la communauté internationale et certains de nos partenaires les plus importants dans le monde au moment où nous devons faire face à des dossiers importants", a noté Mme Rice, qui intervenait au début du point de presse quotidien de la Maison Blanche.

"S'il y a un thème commun à ce voyage, c'est l'importance fondamentale de nos alliances et partenariats", a assuré Mme Rice.

- "Rupture très grave" -

L'adjoint de Mme Rice, Ben Rhodes, a pour sa part noté que la réunion du G7, lundi soir, avait été ajoutée au programme dans le cadre de la réaction à la situation en Ukraine. "Le président consultera les dirigeants du G7 sur la façon de soutenir le gouvernement ukrainien, et bien sûr, la rencontre elle-même fait partie de l'isolement de la Russie pour ses actes en Ukraine", a-t-il précisé.

"Depuis la fin de la Guerre froide, les Etats-Unis et l'Europe (...) ont dit clairement qu'il était dans notre intérêt d'intégrer davantage la Russie en Europe d'un point de vue politique et économique, et dans la trame des organisations internationales et de l'économie mondiale", a souligné de son côté Mme Rice. "Mais en échange, nous nous attendions à ce que la Russie respecte les règles du jeu", a-t-elle ajouté.

Pour Mme Rice, ce qui s'est passé en Ukraine "constitue évidemment une rupture très grave (vis-à-vis de ces attentes) et elle conduit les pays d'Europe, la communauté internationale et de toute évidence les Etats-Unis à réévaluer" leur approche.

La Maison Blanche a en outre confirmé que M. Obama rencontrerait en tête-à-tête son homologue chinois Xi Jinping lundi en marge des sommets à La Haye. Le lendemain, toujours dans la capitale néerlandaise et avant de se rendre à Bruxelles, M. Obama s'entretiendra avec la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye et le Premier ministre Shinzo Abe.

M. Rhodes a assuré que cette rencontre montrerait que "les Etats-Unis sont alignés avec deux de nos alliés les plus importants en Asie du nord-est".

En Arabie saoudite, M. Obama sera reçu vendredi par le roi Abdallah, après avoir rencontré à La Haye cheikh Mohammed ben Zayed Al-Nabyane, prince héritier d'Abou Dhabi, autre allié de poids des Etats-Unis dans la péninsule Arabique, ont relevé Mme Rice et M. Rhodes.

"Ces rencontres se produiront au moment où nous sommes engagés dans des négociations nucléaires avec l'Iran, où nous oeuvrons à essayer de faire aboutir les négociations de paix au Proche-Orient", a remarqué Mme Rice, évoquant aussi l'objectif de "renforcer l'opposition syrienne".

tq/jca

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