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Jour 17: Un éventuel référendum sur la souveraineté continue de faire jaser

21/03/2014 12:41 EDT | Actualisé 21/05/2014 05:12 EDT

QUÉBEC - La chef péquiste Pauline Marois a dû continuer à expliquer sa démarche souverainiste, vendredi, au lendemain du débat des chefs.

Alors que débute la deuxième moitié de la campagne électorale, Mme Marois a vainement tenté de passer à autre chose, en parlant plutôt d'économie et de son projet de charte de la laïcité.

En point de presse, en matinée à Longueuil, elle a continué à refuser de dire quel serait son échéancier référendaire, si elle est reportée au pouvoir le 7 avril. Ce n'est pas là sa «priorité», a-t-elle indiqué.

«Vous allez nous permettre de nous donner la latitude d'évaluer (...) s'il y a ou non une volonté des Québécois de se prononcer sur le statut du Québec», a notamment répondu Mme Marois aux questions des journalistes.

Entourée des candidats Pierre Karl Péladeau et Bernard Drainvillle, Mme Marois est passée à l'attaque pour accuser le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, de mener une «campagne de peur» en brandissant constamment la menace d'un référendum.

Ce dernier s'est plu à parler de «confusion organisée» dans les rangs péquistes, en opposant les commentaires de la candidate dans Bellechasse Linda Goupil à ceux du ministre sortant des Relations internationales, Jean-François Lisée. Ce dernier serait dans le camp des pressés, contrairement à Mme Goupil, qui a dit publiquement qu'elle ne souhaitait pas de référendum lors d'un prochain mandat. Il en conclut que Mme Marois cherche à cacher sa stratégie.

M. Couillard, qui est le meneur dans la course selon les derniers sondages, mène sa campagne à un train d'enfer. Il a débuté sa journée vendredi à Montréal par une série d'entrevues, avant de se rendre à Québec, pour assister, comme Mme Marois et le chef caquiste François Legault, au sommet de l'Union des municipalités, avant de retourner à Montréal pour un rassemblement partisan en début de soirée et aller dormir chez lui, à Saint-Félicien, au Lac-Saint-Jean, pour faire campagne samedi dans la circonscription de Roberval où il est candidat.

Pendant ce temps, au sommet municipal de Québec, le chef caquiste François Legault ne s'est pas fait d'amis du côté des syndicats. Il a été associé à l'extrême-droite par des leaders syndicaux mécontents de sa position sur les régimes de retraite.

La CAQ veut accorder aux municipalités le pouvoir de décréter un règlement pour résorber les déficits des caisses de retraite des employés municipaux, en cas d'échec des négociations avec eux. Le porte-parole de la coalition de syndicats, Marc Ranger, a jugé que c'était là «une position d'extrême-droite».

M. Legault a aussi dit que les employés municipaux étaient trop payés.

Présente elle aussi au sommet municipal, Mme Marois a dit souhaiter conclure une nouvelle entente Québec-municipalités «avant l'été», qui verrait à leur fournir «de nouvelles sources de revenus et de nouveaux outils fiscaux».

Par ailleurs, la Commission Charbonneau s'est invitée dans la campagne électorale pour prévenir les partis qu'ils n'avaient pas le droit de faire usage de son image à des fins partisanes.

Le Parti québécois a utilisé jeudi une photo de la présidente de la commission, la juge France Charbonneau, dans une publicité sur Twitter afin d'attaquer le Parti libéral du Québec.

De son côté, si le parti prenait le pouvoir, Québec solidaire s'est engagé à faire, au cours d'un premier mandat, des investissements supplémentaires de 200 millions $ à l'échelle du Québec pour la rénovation domiciliaire écoénergétique et de 3 milliards $ pour l'amélioration de l'efficacité énergétique des bâtiments publics.

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