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Discussions CAQ-PLQ: Legault était au courant mais ne cautionnait pas

21/03/2014 12:32 EDT | Actualisé 21/05/2014 05:12 EDT

QUÉBEC - François Legault était au courant des tractations entre sa formation et le Parti libéral pour barrer la route au Parti québécois et sauver la Coalition avenir Québec (CAQ), mais ne les cautionnait pas.

Le chef caquiste a ainsi réagi, vendredi, aux révélations selon lesquelles des élus caquistes et libéraux ont manigancé, à partir de l'automne dernier, pour faire un pacte de non-agression, une sorte d'alliance pour ne pas se nuire dans certaines circonscriptions et empêcher la disparition de la CAQ durant une éventuelle campagne électorale. Les sondages de l'hiver dernier suggéraient la déroute de la Coalition et le retour des libéraux dans l'opposition, et même un gouvernement Marois majoritaire.

Selon La Presse, les caquistes proposaient alors aux libéraux de ne pas présenter de candidats dans 20 circonscriptions, celles qu'ils détenaient déjà. Il y aurait eu des discussions, mais pas des négociations formelles.

L'ancien président de la CAQ, Mario Charpentier, était apparemment au centre des discussions, avec le député libéral et ancien ministre Robert Dutil. Les caquistes Stéphane Le Bouyonnec et Christian Dubé étaient aussi dans le coup, ainsi que Jacques Duchesneau et le libéral Guy Ouellette.

En conférence de presse vendredi, François Legault a dit qu'il ne cautionnait «pas du tout» ce genre de discussions.

«Pas du tout! Je pense que ce sont des discussions qui ont été amorcées par MM. Ouellette et Dutil», a-t-il dit sans préciser exactement qui dans son camp menait le bal, et attribuant ainsi plutôt l'initiative des pourparlers aux libéraux, et non à ses propres troupes.

Il était bien au courant néanmoins des pourparlers, qu'il n'a pas cherché à empêcher malgré tout.

«Je suis au courant qu'il y avait eu des approches par ces personnes-là, mais j'ai toujours dit qu'il n'en est pas question.»

M. Legault a minimisé l'importance de ces échanges, en les qualifiant de «discussions de corridor». Il a assuré qu'il rejetait catégoriquement une alliance.

«Il n'est pas question, il n'a jamais été question, et il ne sera jamais question d'avoir une alliance, soit avec le PQ, soit avec le PLQ», a-t-il dit.

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