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Un printemps tardif succède à l'un des hivers les plus rudes en 35 ans au Canada

20/03/2014 04:23 EDT | Actualisé 20/05/2014 05:12 EDT
John Moore via Getty Images
NEW YORK, NY - FEBRUARY 05: A woman with open toe boots navigates a slushy intersection near Union Square on February 5, 2014 in New York City, United States. New Yorkers, like millions of Americans in the northeast, dealt with the latest winter storm, which dumped 4 inches of snow on Central Park before turning to rain. (Photo by John Moore/Getty Images)

TORONTO - En théorie, le printemps a débuté jeudi midi. Mais les Canadiens qui aspirent à un temps un peu plus clément devront prendre leur mal en patience... ou prévoir un séjour à Vancouver.

Alors que la population du reste du pays grelotte et affronte l'un des hivers les plus rigoureux en 35 ans, selon Environnement Canada, les Britanno-Colombiens ont eu droit à de douces brises et des ensoleillements réguliers au cours des dernières semaines. Et la situation ne risque pas de s'améliorer de sitôt pour une majorité de Canadiens.

L'épaisse couche de glace recouvrant les Grands Lacs et les accumulations de neige un peu partout au pays maintiendront le mercure bien en-deçà de ce que la population souhaiterait, ont prévenu des météorologues.

Au banc des accusés: le «vortex polaire», une masse d'air froid qui a perturbé le courant jet et créé des zones thermiques bien distinctes dans tout le Canada.

«Dans l'est du pays, nous avons eu cet immense réservoir d'air froid, qui est resté là, et (les gens) n'ont pas vraiment eu de répit depuis décembre», a expliqué le météorologue d'Environnement Canada Matt MacDonald.

Pour les provinces situées sous ce vortex polaire — toutes celles à l'est de l'Alberta —, l'hiver a été mordant, marqué par des températures glaciales et d'abondantes chutes de neige qui ont, en certains endroits, fracassé des records établis il y a des décennies.

La moyenne des températures observées à l'échelle nationale ont été les plus froides depuis l'hiver 1979, a précisé M. MacDonald, ajoutant que des secteurs du nord-ouest de l'Ontario avaient enregistré des températures inégalées depuis 1938.

Ce froid extrême s'est également fait sentir sur les Grands Lacs, qui sont toujours recouverts de glace à environ 92 pour cent, a-t-il indiqué. Dans les Maritimes et le centre du pays, les précipitations ont été de 20 à 30 pour cent plus importantes qu'à l'habitude, a poursuivi le météorologue.

«Ce que ce vortex polaire a fait, c'est de pousser l'air froid de l'Arctique jusque sur l'Ontario et le Québec. Mais il a aussi contribué à déplacer la trajectoire de tempête un peu plus vers le sud», a observé M. MacDonald.

«Si je regarde les prochaines semaines, je ne vois pas vraiment d'indices laissant présager un début de printemps. Nous sommes pris avec des accumulations de neige au sol, de la glace sur les lacs et un air très froid. L'hiver a été long et rude, mais je conseillerais aux gens de garder leur pelle et leur manteau à portée de main», a-t-il souligné.

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