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Référendum: Pauline Marois estime avoir été claire pendant le débat

20/03/2014 11:06 EDT | Actualisé 20/05/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - La chef péquiste Pauline Marois juge avoir exposé «clairement» les intentions de son parti sur la question référendaire et croit que les Québécois sont désormais au courant que le scrutin vise à «élire un gouvernement».

À l'issue de la joute oratoire, jeudi soir, elle a réitéré qu'elle s'engageait à ne pas tenir de référendum tant que les Québécois ne seraient pas «prêts».

En point de presse, Mme Marois n'a pas précisé ce que cela signifiait — comme elle l'avait fait lorsque ses adversaires lui ont demandé des clarifications pendant le débat — et n'a pas voulu dire si la population pourrait être «prête» au cours du mandat qu'elle souhaite remporter.

La priorité d'un gouvernement péquiste, s'il est élu, sera la création d'emplois et l'adoption de la charte de la laïcité, s'est-elle contentée de déclarer. En parallèle, ses troupes procéderont au dépôt d'un livre blanc qui permettra d'engager la conversation avec la population sur l'avenir du Québec, a poursuivi Mme Marois.

Elle a par ailleurs souligné qu'elle avait voulu clarifier, pendant le débat, que les élections du 7 avril n'étaient pas référendaires et qu'elles visaient bien à élire un gouvernement, et ce, pour éviter que les autres partis ne «manipulent» l'opinion publique.

Pauline Marois a d'ailleurs reproché à son adversaire libéral Philippe Couillard de braquer constamment les projecteurs sur l'épineuse question du référendum pour éviter d'avoir à évoquer le bilan du précédent gouvernement libéral — surtout que l'actuelle équipe Couillard est très semblable à celle que dirigeait Jean Charest, a-t-elle plaidé lors de la courte période de questions de cinq minutes subséquente au débat.

Lorsqu'on lui a fait remarquer que la coporte-parole de Québec solidaire, Françoise David, avait présenté le projet souverainiste avec plus de vigueur et de poésie, elle s'est défendue d'avoir éludé le sujet et a fait valoir qu'elle avait même invité Mme David à se rallier au Parti québécois pour éviter de diviser le vote souverainiste.

«Est-ce que quelqu'un pense que je ne suis pas souverainiste? Je pense qu'il n'y a aucun doute là-dessus», a-t-elle déclaré aux journalistes.

Mme Marois savait qu'elle serait la cible de toutes les attaques jeudi soir sur le plateau du débat. Son plus grand défi en prévision de cet exercice, a-t-elle signalé, était donc d'être prête et de montrer qu'elle n'allait pas baisser les bras.

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