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Milan-Sanremo - Classiques, mode d'emploi

20/03/2014 06:18 EDT | Actualisé 20/05/2014 05:12 EDT

Monuments, classiques, semi-classiques. Le néophyte peine à voir la distinction entre les grandes courses d'un jour, hors le championnat du monde qui se distingue par sa formule puisqu'il se court par équipes nationales.

Les "monuments" ou grandes classiques, au nombre de cinq, se situent en haut de la hiérarchie. Les classiques (Gand-Wevelgem, Amstel Gold Race, Flèche Wallonne, Clasica San Sebastian et Paris-Tours pour les traditionnelles, Hambourg, GP de Québec et de Montréal pour les nouvelles), dont le label officieux peut varier au fil des années, suivent. Puis, les semi-classiques, au rayonnement plus restreint, souvent national.

Les cinq "monuments":

Milan-Sanremo (23 mars): la plus longue (294 km) des classiques s'adresse de préférence aux routiers-sprinteurs. Mais elle convient aussi aux puncheurs s'ils parviennent à creuser l'écart en fin de course sur l'une des deux dernières difficultés du parcours, la Cipressa ou le Poggio. Course de haute tension, épuisante nerveusement, elle longe dans sa seconde moitié le littoral de la mer Ligure, dans le décor crépusculaire de la Riviera, où "la beauté déchue du monde", dixit Cocteau, s'est donné rendez-vous.

Tour des Flandres (6 avril): la communion d'un peuple avec un sport s'exprime ce jour-là. Du fastueux départ donné sur la Grand-Place de Bruges à l'arrivée jugée dans la bourgade d'Audenarde, c'est la grand-messe du cyclisme flamand, au long d'une succession de côtes appelées ici des "monts", des montées courtes et pentues souvent pavées. La connaissance du terrain et le sens de la course sont indispensables, un mental de fer est recommandé. Sur leurs terres, les Flandriens sont survoltés.

Paris-Roubaix (13 avril): exclusivement pour amateurs de pavés. La spécificité de la "reine des classiques" la réserve aux plus solides et aux plus courageux, aux plus adroits aussi, tant il faut de qualités pour passer l'accumulation des secteurs pavés parmi les plus éprouvants pour rallier le célèbre vélodrome nordiste. "On n'est un vrai coureur que si on arrive à Roubaix avant la fermeture des portes du vélodrome", a résumé un jour "l'ancien" Jean-Pierre Danguillaume.

Liège-Bastogne-Liège (27 avril): la plus exigeante par son dénivelé total (près de 5000 m), la plus appréciée aussi dans le peloton selon un sondage validé par la jeune génération. Les grimpeurs, les coureurs de grands Tours, ont leur chance sur un parcours qui traverse les vallées profondes des Ardennes belges avant de rejoindre Ans, sur les hauteurs de la "Cité ardente". Les puncheurs aussi, à condition qu'ils digèrent la répétition des côtes dans une course qui clôt le chapitre des classiques du printemps.

Tour de Lombardie (5 octobre): ramenée depuis 2012 à une date plus favorable, une semaine après le championnat du monde (et non plus en toute fin de saison), la "Classique des feuilles mortes" retrouve une grande part de son lustre. Son parcours, qui a souvent changé dans un passé récent, épouse pour l'essentiel les contours du somptueux lac de Côme. Les ascensions, plus longues que dans les Ardennes, la destinent de préférence aux grimpeurs, à tout le moins aux coureurs complets.

jm/gv

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