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Le retour en force du milieu Justin Mapp continue de profiter à l'Impact

20/03/2014 03:02 EDT | Actualisé 20/05/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - En deux matchs jusqu'ici cette saison, le milieu de terrain de l'Impact Justin Mapp affiche le même aplomb que l'an dernier, alors qu'il a connu une des meilleures campagnes de sa carrière. C'est là un exploit qui est loin d'être banal de la part d'un joueur qui est venu près de se faire larguer après une campagne 2012 plus ou moins convaincante avec le onze montréalais.

Mapp a empoché un salaire de base de 210 000 $US il y a deux ans, à l'occasion de la première saison de l'Impact en MLS, ce qui faisait de lui le troisième plus haut salarié du club chez les joueurs encore là en fin d'année. Il n'a toutefois pas affiché une utilité à la hauteur de ce statut, comme le laissent deviner ses 1641 minutes disputées cette année-là, le huitième plus haut total dans l'équipe même s'il a eu droit à 27 matchs, dont 21 départs.

Celui qui a lancé sa carrière dans la MLS avec le D.C. United en 2002 a toutefois volontairement accepté une baisse de salaire dans le but de rester à Montréal en 2013.

«Vers la fin de l'année (2012), j'ai eu la chance de mieux connaître la ville et j'ai commencé à y prendre goût. Il était clair dans ma tête que je voulais continuer de vivre ici, a raconté Mapp lors d'un entretien avec La Presse Canadienne, cette semaine, à l'approche du match d'ouverture locale qui aura lieu ce samedi au Stade olympique, contre les Sounders de Seattle. Je trouvais aussi que l'équipe avait un bon noyau de joueurs.

«Je voulais absolument trouver une façon de s'entendre et ç'a été possible d'y arriver», a dit celui qui a encaissé 137 500 $ en sommes garanties l'an dernier.

Dans ce contexte, bien des joueurs auraient entrepris la saison suivante avec un niveau de confiance vacillant. Mais non seulement Mapp est-il revenu avec le club, il est revenu en force.

C'est ainsi qu'il a inscrit deux buts et huit mentions d'aide, sa meilleure production offensive depuis la saison 2008. Mais surtout, celui qui a été invité au match des étoiles de la MLS en 2005 a franchi le cap des 2000 minutes de jeu. C'était seulement la troisième fois en 13 ans de carrière au sein du circuit Garber qu'il réussissait à le faire.

«On a toujours été conscient du fait que c'est un joueur de grande qualité mais la première année, Justin jouait 60 minutes et puis il sortait du match. Tandis que l'an passé, il s'est présenté en grande forme et il a été capable non seulement de jouer 90 minutes par match, mais de nous donner 90 minutes de qualité, a souligné l'entraîneur adjoint Mauro Biello. Physiquement, il est capable d'en donner beaucoup, même s'il a longtemps été un peu timide dans son approche. On a été en mesure de soutirer ça chez lui, l'an dernier. Ce qui nous a permis de voir beaucoup de (belles) choses.»

«J'ai travaillé avec l'entraîneur en préparation physique et ça m'a permis d'être davantage épargné par les blessures, a indiqué Mapp. J'ai eu quelques petits bobos l'an dernier, mais en gros, je suis resté plutôt en bonne santé, ce qui donne de meilleures chances de succès. Et j'ai aussi essayé de faire preuve de constance. Au niveau du soccer, rien n'a changé, j'ai juste gagné en confiance.»

Mapp fait peu de cas de la force mentale qu'il a affichée après être venu près de se faire chasser de Montréal.

«Tout joueur qui a eu une longue carrière a connu des hauts et des bas, a-t-il dit. À certains moments, tu n'as d'autre choix que de revenir en force.»

Mapp affirme qu'il n'a eu que du plaisir à évoluer à Montréal depuis le début de la saison 2013. Même dans les moments où il fallait composer avec les exigences d'un joueur de la trempe de Marco Di Vaio qui, comme l'Américain de 29 ans le sait fort bien, ne craint pas d'afficher son mécontentement sur le terrain.

«Il y a effectivement de la pression (en jouant avec Di Vaio), car il s'attend à ce que tout le monde fournisse un bon niveau de jeu, a reconnu Mapp. Mais c'est normal que les joueurs, entre eux, aient des attentes élevées les uns à l'endroit des autres. Ça fait partie du travail d'un athlète professionnel.»

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