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Ghana: le chef de l'opposition annonce sa candidature à la présidentielle de 2016

20/03/2014 11:55 EDT | Actualisé 20/05/2014 05:12 EDT

Le chef de l'opposition ghanéenne Nana Akufo-Addo, qui a perdu de très peu les deux dernières élections présidentielles, a annoncé jeudi qu'il se portait candidat pour être le représentant de son parti aux prochaines élections générales, prévues en 2016.

Le Nouveau Parti Patriotique (NPP) de M. Akuo-Addo, qui avait obtenu 47,7% des voix lors de l'élection présidentielle de décembre 2012, avait contesté devant les tribunaux les résultats du scrutin, qui donnaient le président John Dramani Mahama vainqueur avec 50,7% des voix,.

La Cour Suprême a confirmé ces résultats l'année dernière, suite à quoi M. Akufo-Addo a quitté le pays pour la Grande Bretagne pendant six mois. Il vient de rentrer au Ghana.

"C'est avec beaucoup d'humilité que j'annonce qu'au moment où les candidatures seront ouvertes au sein du parti, plus tard cette année, je serai prêt, si Dieu le veut, à concourir pour devenir le candidat du NPP à la présidentielle lors des élections de 2016" a-t-il déclaré à une foule de supporters, dans l'enceinte de sa résidence à Accra.

Les cadres du NPP doivent approuver la candidature de M. Akufo-Addo au cours d'un vote à l'issue duquel il pourra être considéré comme le chef de file du parti à la prochaine présidentielle.

Si sa candidature est approuvée par le NPP, il devrait se retrouver à nouveau face au président Mahama, un politicien considéré comme charismatique mais dont les actions sont critiquées, notamment à cause du déficit public qui se creuse et de la hausse du coût de la vie.

Selon le porte-parole du NPP, Perry Okudzeto, M. Akufo-Addo est le premier à présenter sa candidature au sein du parti.

Si l'élection de 2012 a été considérée comme juste et libre par la plupart des observateurs, M. Akufo-Addo avait dénoncé des irrégularités dans plusieurs bureaux de vote du pays.

La Cour Suprême a rejeté ses accusations au terme d'une bataille juridique qui a duré huit mois, avec des débats parfois tendus diffusés en direct à la radio et à la télévision où ils ont été suivis de près par les 25 millions de Ghanéens.

cs-bs/cdc/de

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