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Des travailleurs en éclosion

20/03/2014 01:33 EDT | Actualisé 19/05/2014 05:12 EDT

James Wisniewski a toujours été un des joueurs les plus intéressants à interviewer, et il ne change pas en vieillissant.

Un texte de Guillaume Lefrançois Twitter Courriel

Le défenseur des Blue Jackets de Columbus (35-27-6), adversaires du Canadien (38-25-7) jeudi soir à Montréal, a le mieux résumé le style de son équipe.

« On a beaucoup plus de talent que ce que les gens disent, mais on emploie un style simple et robuste, a raconté l'ancien du Canadien, après l'entraînement matinal de sa formation. On a une grosse équipe, et on joue nos meilleurs matchs quand on respecte notre style, quand on travaille tellement fort qu'en troisième période, l'autre équipe n'a plus le goût de jouer. »

Ce style se traduit par une course aux séries, ce qui n'est pas arrivé souvent dans la capitale de l'Ohio. L'équipe a participé aux éliminatoires une fois en 12 saisons, et c'était en 2009. L'an passé, les Jackets avaient toutefois conclu la saison au seuil des séries, en 9e place dans l'Ouest, avec le même nombre de points que le Wild du Minnesota, classé 8e.

Or, si le tournoi printanier s'amorçait jeudi, les Jackets y seraient, à titre de 8e et dernière équipe qualifiée dans l'Est. Et ils n'ont joué que 68 matchs, soit 2 de moins que les Rangers de New York, l'équipe devant eux.

L'éclosion

Ces succès, les Blue Jackets peuvent les attribuer à l'éclosion de quelques jeunes. Au premier chef, la recrue Ryan Murray, 2e choix au total en 2012, joue déjà près de 20 minutes par match malgré ses 20 ans. Il est toutefois blessé et n'affrontera pas le Canadien.

Une autre recrue, Boone Jenner, compte 13 buts en 58 matchs, mais la principale amélioration vient de Ryan Johansen. À 21 ans, il connaît véritablement son éclosion dans la LNH, près de 4 ans après avoir été sélectionné au 4e rang au repêchage de 2010.

Johansen vient au 1er rang des marqueurs des Blue Jackets avec 26 buts et 25 passes en 68 matchs. Tout ça après une maigre récolte de 12 points en 40 matchs la saison dernière.

« Tu sens que tu deviens un joueur d'impact, que tu peux faire la différence n'importe quel soir », raconte le jeune colosse.

« Il a confiance, il se sent à sa place dans la Ligue nationale, renchérit son entraîneur-chef, Todd Richards. Il a mangé ses croûtes et il connaît les arénas. »

L'infatigable gardien

Et il y a Sergei Bobrovsky. Jeudi soir, le dernier gagnant du trophée Vézina aura droit à un 16e départ de suite, une séquence amorcée avant les Jeux de Sotchi. Le hic, c'est qu'il y était, à Sotchi, où il a disputé trois matchs pour l'équipe russe.

« Il n'a jamais demandé de congé. Je crois sincèrement que les gardiens d'élite s'attendent à jouer tous les soirs. On devra y aller un match à la fois », a répondu Richards lorsque questionné sur l'utilisation de son gardien.

Et Bobrovsky n'y parvient pas en se ménageant. À la fin de l'entraînement matinal, il se faisait bombarder de tirs frappés sur réception de Wisniewski et Fedor Tyutin, pris du haut du cercle des mises au jeu. Une bonne façon de se préparer à recevoir les boulets de P.K. Subban...

À noter

  • L'attaquant R.J. Umberger sera laissé de côté pour permettre à Cam Atkinson de réintégrer la formation.

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