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Centrafrique : Accrochages entre soldats français et miliciens "anti-balakas" (armée française)

20/03/2014 10:59 EDT | Actualisé 20/05/2014 05:12 EDT

Plusieurs accrochages ont opposé ces derniers jours les forces françaises en Centrafrique à des miliciens "anti-balakas", dans Bangui et sur l'axe qui relie la capitale à la frontière camerounaise, a indiqué jeudi à Paris l'état-major des armées.

"Nous avons noté une forme de raidissement des anti-balakas, qui traduit sans doute l'impact qu'ont la force Sangaris et la Misca sur les zones où ils sont implantés", a déclaré le porte-parole de l'état-major, le colonel Gilles Jaron, au cours d'un point de presse.

"Clairement nous les gênons et ils commencent à réagir parce qu'ils perdent pied à certains endroits", a-t-il affirmé. A Bangui, des tensions persistent notamment aux sorties nord de la ville et sur l'axe routier dans les régions de Bosembélé et de Bouar (ouest).

Ces incidents "se sont traduits par des tirs sur les forces françaises qui ont donné lieu à des ripostes". "Lorsque nous sommes en reconnaissance d'axe, des groupes armés tentent d'installer des check-points, de barrer l'axe pour racketter les convois ou faire pression sur la population", a souligné le porte-parole. "Nous sommes intervenus pour les déloger. Certains ont considéré qu'ils pouvaient rester sur place et ont ouvert le feu contre la force Sangaris, nous avons immédiatement riposté et dégagé les axes", a-t-il poursuivi.

Les anti-balakas sont des miliciens, majoritairement chrétiens, qui se sont dans un premier temps opposés aux musulmans de la Séléka, avant de s'en prendre à la population musulmane. "Ils se revendiquent anti-balakas, mais nous n'avons pas affaire à une structure organisée", a souligné le colonel Jaron.

Selon l'état-major, "les choses évoluent assez positivement", à Bangui comme en province.

Parmi les "signaux encourageants", le porte-parole a souligné une amélioration de la situation des personnes déplacées dans Bangui. Autour de l'aéroport "où il y avait plusieurs dizaines de milliers de déplacés, nous pensons qu'au cours de la semaine environ 300 tentes ont été démontées, parce que des habitants sont revenus chez eux", a-t-il noté.

Les soldats français ont par ailleurs découvert dans la capitale de nouvelles caches d'armes, notamment "des obus de mortier en petit nombre", ainsi qu'une bombe de 120 kg, a-t-il dit.

Près de 2.000 soldats français sont déployés au sein de la force Sangaris en Centrafrique, où il agissent "en soutien" des 6.000 hommes de la force africaine, la Misca, pour rétablir un minimum de stabilité dans le pays.

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