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Quelle décision prendre?

19/03/2014 09:38 EDT | Actualisé 19/05/2014 05:12 EDT

L'équipe Red Bull a jusqu'à jeudi midi pour prévenir la FIA de sa volonté de faire appel. Mais le fera-t-elle? Les autres équipes ont choisi leur camp.

Ferrari et Mercedes-Benz ont décidé de se ranger du côté de la fédération internationale et l'ont appuyé dans ses démarches réglementaires. Même si les capteurs de débit d'essence fournis ne sont pas encore au point, les principales rivales de Red Bull expliquent qu'il faut travailler avec la FIA, et non la confronter dès la première course.  

Red Bull devra donc se défendre toute seule à Paris, en espérant pouvoir casser la décision de disqualifier Daniel Ricciardo à Melbourne parce que l'équipe n'a pas « respecté les procédures ».

Selon les règles en vigueur, les équipes ne peuvent pas remplacer l'équipement officiel fourni par la FIA par le leur sans son autorisation. Or, c'est ce qu'a fait Red Bull sur la voiture de Ricciardo, pas sur celle de Sebastian Vettel. Deux voitures, deux façons de faire : difficile à défendre à l'audience.

Le patron de Red Bull, Christian Horner, a décidé de défier l'autorité de la FIA. Selon lui, le capteur utilisé par Red Bull était plus précis que celui fourni par la FIA et il collait à la règle qui oblige chaque monoplace à respecter un débit de carburant maximal de 100 kg/h.

L'autre partie, la FIA, représentée par Charlie Whiting, avait des mesures différentes qui indiquaient que la RB10 de Ricciardo dépassait ce taux.

« Nous les avons avisés à deux reprises après les qualifications, et après cinq tours de course, qu'ils devaient prendre les mesures nécessaires pour se conformer au règlement. S'ils avaient fait ce que nous leur avions demandé (pendant la course), il n'y aurait pas eu de problème et ils n'auraient pas été pénalisés », a expliqué le directeur de course, délégué de la FIA.

Ferrari et Mercedes-Benz ont suivi les directives de la FIA durant le week-end. Et elles ne verraient pas d'un bon oeil que le FIA donne raison à Red Bull. Car les points gagnés en début de saison sont précieux.

« La FIA gère la situation et fait son travail, il n'y a aucun problème », a dit Stefano Domenicali, patron de l'équipe Ferrari.

« Mercedes-Benz soutient la position de la FIA, a affirmé Toto Wolff, patron de l'équipe allemande. Elle contrôle le flux d'essence pour toutes les équipes. Le débitmètre est un système de la FIA, il doit être intégré dans les voitures. C'est un processus dans lequel les écuries soutiennent la FIA et vice versa. »

Red Bull devra choisir. Passer du temps à monter un dossier pour défendre son point face à la FIA, ou se relever les manches et tenter de résoudre, avec Renault, le problème de moteur dont Vettel a été victime lors du Grand Prix. Il a perdu l'usage d'un des six cylindres.

« On ne connaît pas encore la cause du problème, a dit Christian Horner au magazine Autosport. Est-ce électrique ou électronique? Nous nous sommes battus avec son moteur dès le samedi matin, alors que les réglages sont les mêmes dans celui de la voiture de Daniel, qui n'a pas eu de gros souci. Mais on a quand même eu une petite frayeur... »

Le patron de Red Bull a révélé que le turbo du moteur de la voiture de l'Australien a refusé de démarrer dimanche lors des tours de reconnaissance avant le Grand Prix.

« Nous avons dû réinitialiser le système, le moteur est reparti normalement et ce problème n'est pas revenu », a précisé M. Horner.

Cette mésaventure montre bien que les équipes sont impuissantes en ce début de saison à régler les problèmes des groupes propulseurs, devenus des systèmes très complexes.

Les motoristes savent qu'ils ont en ce début de saison une grande responsabilité, car eux seuls peuvent régler les problèmes « de jeunesse » des moteurs. C'est ce que tente de faire Renault, qui admet avoir un « gros mois » de retard sur ses concurrents. . 

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