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Élections 2014 : Couillard se dit prêt à répliquer à Marois sur l'éthique au débat des chefs

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PHILIPPE COUILLARD
PC

Le chef du Parti libéral, Philippe Couillard, n'entend pas se livrer à des attaques personnelles au débat des chefs, jeudi soir, mais il assure que si sa rivale péquiste se lance sur ce terrain, « elle va y goûter elle aussi ».

M. Couillard dit avoir « quatre ou cinq questions » à poser à Pauline Marois si elle l'attaque au sujet de l'éthique, mais refuse de préciser quelles seraient ces questions. Le chef libéral a dû se défendre à nouveau mardi concernant ses liens passés avec l'ex-directeur du Centre universitaire de santé McGill, Arthur Porter, aujourd'hui accusé de fraude. La chef péquiste est aussi revenue à la charge sur ce sujet.

« Je n'entends pas aller dans la boue avec Mme Marois. Mais je ne me laisserai pas manger la laine sur le dos », a-t-il dit en réponse à des journalistes lors d'un point de presse, à Québec, mercredi.

À savoir s'il pourrait questionner la chef du PQ sur le fameux « deal », évoqué à la commission Charbonneau, qui impliquerait le mari de Mme Marois, Claude Blanchet, et le bras immobilier du Fonds de solidarité FTQ, M. Couillard a répondu « pourquoi pas, et autres sujets connexes », sans donner plus de détails. Il avait fait une affirmation semblable un peu plus tôt sur les ondes d'une station radiophonique de la Vieille Capitale.

« Je remarque sans coïncidence que le rythme d'attaques personnelles a augmenté au cours des dernières heures. Il faut être naïf pour penser que ce n'était pas planifié », a-t-il dit en point de presse.

M. Couillard n'entend pas se laisser faire, et se veut plus incisif face à ses adversaires.

« Je suis pas mal plus tough que le monde pense. Si je suis arrivé où je suis ici devant vous, c'est que je suis passé par des moments difficiles et que j'ai travaillé fort toute ma vie. Je veux agir dans le respect des gens, et la boue pour moi, ça ne m'intéresse pas, mais ça ne veut pas dire que je vais me laisser manger la laine sur le dos. Si Mme Marois choisit ça, elle va y goûter aussi. Par contre, si elle veut parler d'économie, d'emploi, de finances publiques, c'est ça que le monde veut entendre. »

Il dit aussi remarquer « un très haut niveau d'inquiétude dans l'équipe de Mme Marois ». Il juge le plan de campagne péquiste « complètement désorganisé ».

Le PQ réclame des excuses

Lors d'un point de presse en après-midi, la candidate péquiste dans Taschereau, Agnès Maltais, a réclamé des excuses de Philippe Couillard.

Elle a qualifié ses propos de « tentative d'intimidation ». Elle juge que les paroles « je suis pas mal tough, elle va y goûter » sont indignes d'un chef de parti qui aspire au poste de premier ministre.

« C'est une menace s'adressant à une première ministre. Mme Marois est une femme qui a toujours respecté ses adversaires. Si M. Couillard tente de la faire taire, il refuse qu'on lui pose des questions légitimes qui font la une des journaux. C'est un langage inacceptable, indigne et même grossier », a-t-elle dit lors d'un court point de presse, à Québec, en après-midi.

« Qu'est-ce qui est si menaçant pour Philippe Couillard pour qu'il tente d'intimider la première ministre? C'est la question que je me pose », ajoute-t-elle.

Le référendum, la « bébelle » de Mme Marois

Le chef du PLQ a répété que la seule priorité du PQ est de faire un référendum, même si les péquistes veulent escamoter la question durant la campagne, selon lui.

« Je m'attends [à ce que Mme Marois dise] "finalement, le référendum, bof, au fond, on n'en fera pas". Mais je vous avertis tout de suite, on ne la croira pas. Personne ne va la croire. Inutile d'essayer ça. Tous savent que l'article 1 du PQ, c'est la séparation. Tout le monde sait que M. Péladeau est venu là pour ça. »

M. Couillard croit aussi que le PQ reparle de la charte des valeurs aujourd'hui pour faire diversion. « Ils ont sorti la charte à l'automne pour cacher le bilan économique. Ils vont la ressortir pour cacher le référendum [...] Ce n'est qu'un outil électoral de diversion », selon Philippe Couillard.

Par ailleurs, en réponse à une question sur les ondes d'une station de radio de Québec, M. Couillard a dit craindre que le PQ puisse poser une question ambiguë lors d'un référendum sur la souveraineté du Québec qui sèmerait la confusion.

« C'est pour fourrer le monde, pour mélanger le monde. Ça fait qu'à ce moment-là, ce n'est pas une bonne question. La question peut être bien claire, bien simple. Voulez-vous oui ou non que le Québec devienne indépendant », a-t-il dit.

Philippe Couillard refuse toutefois de s'avancer davantage sur la définition d'une question claire lors d'un référendum sur la souveraineté.

« C'est la joute de Mme Marois. Moi, ça ne m'intéresse pas. Sur cette question, c'est sa bébelle, pas la mienne. C'est à elle d'y répondre », a-t-il dit en point de presse.

Philippe Couillard était à Québec pour annoncer ses priorités en matière d'infrastructures.

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