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L'Iran prêt à gracier plusieurs centaines d'opposants en Irak (ambassadeur)

19/03/2014 09:11 EDT | Actualisé 19/05/2014 05:12 EDT

L'Iran est prêt à gracier plusieurs centaines d'opposants en exil en Irak et à leur permettre de rentrer au pays, a affirmé mercredi l'ambassadeur iranien en Irak, Hassan Danaeifar.

Le camp Liberty, proche de Bagdad, abrite près de 3.000 membres de l'Organisation des Moudjahidine du peuple (OMPI) qui attendent un transfert vers un pays tiers.

"Après enquête, 423 membres (de l'OMPI) qui n'ont pas de dossiers judiciaires peuvent revenir en Iran", a déclaré M. Danaeifar, cité par l'agence Mehr.

"L'Iran est prêt à gracier ces membres qui n'ont tué personne et qui ne sont pas sous le coup d'accusations", a-t-il expliqué.

Existant depuis 1965, avec pour objectif de renverser le régime du Chah, puis le régime islamique, les Moudjahidine s'étaient installés dans le camp d'Achraf, au nord de Bagdad, pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988), avec le soutien du régime de Saddam Hussein pour mener des actions armées contre l'Iran. Ils ont été désarmés après l'intervention américaine en 2003, et le gouvernement irakien, en majorité chiite, qui s'est rapproché de Téhéran, cherche depuis à se débarrasser de leur présence, jugée encombrante.

En septembre 2013, 52 personnes avaient été tuées dans une attaque contre Achraf et les résidents avaient été transférés au camp Liberty.

L'OMPI avait accusé une unité spéciale des forces de sécurité irakiennes dépendant du Premier ministre d'être responsable de cette attaque.

Selon M. Danaeifar, de nombreux militants de l'OMPI souhaitent revenir en Iran mais ils ont en été empêchés "par leurs dirigeants (...)".

L'OMPI a revendiqué ou est accusé de nombreux attentats parfois aveugles contre les cibles politiques ou militaires du régime iranien, dont un attentat manqué contre l'actuel guide suprême iranien l'ayatollah Ali Khamenei en 1981. Selon Téhéran, ces attentats ont tué au moins 16.000 Iraniens.

An 2012, les Etats-Unis avaient retiré l'OMPI de leur liste des organisations terroristes, une décision dénoncée par l'Iran.

L'ambassadeur a également indiqué que le ministre de la Justice, Mostafa Pour-Mohammadi, se rendrait en Irak à la fin mars pour signer un accord bilatéral d'extradition et d'échanges de condamnés.

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