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Les 5 priorités de la Montérégie pour la campagne

19/03/2014 08:42 EDT | Actualisé 19/05/2014 05:12 EDT

Les intervenants du monde municipal en Montérégie croient que la priorité du prochain gouvernement du Québec devrait être le développement économique de leur région. Un développement qui passe par plusieurs projets d'importance à peu près tous reliés à l'autoroute 30.

Un texte de Philippe Marcoux Twitter Courriel

1. Corridor de développement économique de l'autoroute 30

Pour les responsables municipaux de la Montérégie, le prolongement de l'autoroute 30 a créé une nouvelle zone d'activité économique au Québec. Une zone particulièrement bien positionnée en matière de transports vers le reste du Canada, les États-Unis et l'Europe.

Ils voudraient voir le gouvernement du Québec investir à terme dans quatre projets de pôles logistiques de transport (centres d'entreposage, d'assemblage et de répartition des marchandises) le long de l'autoroute 30 à Vaudreuil-Dorion, Beauharnois, Roussillon et Contrecoeur.

2. Expansion du port de Montréal à Contrecoeur

Le port de Montréal, qui a déjà des activités sur la Rive-Sud, à Contrecoeur, pourrait annoncer dans les prochains mois d'importants plans d'expansion dans ce secteur. Ceux-ci permettraient la manutention de 3,5 millions de conteneurs supplémentaires et la création potentielle de 3000 emplois.

L'arrivée de ces activités du port de Montréal à Contrecoeur en ferait une zone névralgique, bien desservie par le transport ferroviaire et par l'autoroute 30.

3. La création de l'Institut du transport électrique

Dans sa stratégie d'électrification des transports publiée en novembre 2013, le gouvernement du Québec promet de créer l'Institut du transport électrique (ITEQ), un investissement total de 220 millions de dollars. Déjà, les villes de Laval, Blainville, Varennes et Longueuil ont fait connaître leur intérêt pour le projet.

Malgré cette apparente concurrence entre Varennes et Longueuil, deux villes de la Montérégie, les responsables municipaux de la région parlent d'une même voix et demandent d'abord et avant tout que l'ITEQ s'installe sur la Rive-Sud.

Varennes fait valoir qu'elle héberge déjà l'institut de recherche d'Hydro-Québec avec lequel, selon la stratégie du gouvernement, l'ITEQ devra développer des liens privilégiés. De son côté, l'agglomération de Longueuil croit que l'ITEQ profiterait beaucoup de la présence sur son territoire de nombreuses compagnies spécialisées dans le transport électrique.

4. Un système léger sur rail pour le nouveau pont

Un autre des principaux enjeux en Montérégie concerne aussi le transport électrique : la mise en place d'un système léger sur rail (SLR) sur un éventuel pont qui remplacerait le pont Champlain.

Le SLR permettrait de transporter 20 000 usagers à l'heure et par direction entre les deux rives, et ainsi de réduire substantiellement le nombre d'autobus qui doivent traverser le pont.

Le projet fait partie des priorités du gouvernement du Québec, qui a déjà mis sur pied un bureau de projet. Mais les modalités du financement du projet restent à déterminer, en collaboration avec, entre autres, le gouvernement fédéral, qui est le propriétaire du pont et qui dispose d'une enveloppe budgétaire pour ce genre d'infrastructure.

En matière de transport collectif, par ailleurs, l'augmentation du nombre de voies réservées aux autobus reste l'enjeu qui intéresse le plus les responsables municipaux.

5. Une région administrative pour l'agglomération de Longueuil

L'agglomération de Longueuil est composée des villes de Longueuil, Brossard, Saint-Lambert, Saint-Bruno-de-Montarville et Boucherville. Bien que ces villes parlent régulièrement d'une seule voix, l'agglomération n'est pas reconnue officiellement par le gouvernement du Québec, qui l'inclut dans la région administrative de la Montérégie.

Les élus municipaux de l'agglomération de Longueuil croient que leur proximité de la ville-centre et leur importante population font qu'ils ont des besoins parfois très différents de ceux de leurs voisins en Montérégie. Ils demandent que cette réalité soit reconnue officiellement.

Jusqu'à maintenant, le gouvernement du Québec ne semble pas très ouvert à cette idée et s'est contenté de créer un groupe de travail visant à bonifier les avantages qu'apporte l'agglomération de Longueuil à ses villes membres.

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