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Le Soudan et le Soudan du Sud reprennent leur coopération frontalière

19/03/2014 11:38 EDT | Actualisé 19/05/2014 05:12 EDT

Le Soudan et le Soudan du Sud, ravagé depuis trois mois par des combats meurtriers, se sont accordés mercredi pour relancer le projet de force conjointe le long de leur frontière commune, selon une source proche des discussions.

"Dans deux semaines ils vont réactiver" le mécanisme de contrôle et de vérification commun, sous l'égide de l'ONU, et d'autres forums de coopération en matière de sécurité, a affirmé cette source anonyme pendant une rencontre à Khartoum entre les ministres de la Défense des deux pays.

Les ministres, le Soudanais Abdelrahim Mohammed Hussein et le Sud-Soudanais Kuol Manyang Juuk, "se sont mis d'accord pour mettre en oeuvre les accords de coopération", a confirmé l'agence officielle Suna.

Arrivé mardi à Khartoum pour une visite officielle, M. Juuk a remis au président Omar el-Béchir une lettre de son homologue Salva Kiir, dont le contenu n'a pas été dévoilé.

Le mécanisme de contrôle commun avait été mis en place en 2012 afin de surveiller une zone tampon démilitarisée qui s'étend sur 10 kilomètres de part et d'autre de la frontière, dont le tracé fait encore l'objet de contestation depuis la partition à l'été 2011.

Mais la coopération entre Khartoum et Juba a été suspendue en novembre lorsque le Soudan du Sud a décidé, selon l'ONU, de retirer ses observateurs après un conflit sur le tracé de la zone tampon.

Et depuis décembre, le Soudan du Sud est plongé dans un conflit entre les forces loyales à M. Kiir et celles fidèles à son ancien vice-président Riek Machar. Les affrontements, qui ont pris un caractère ethnique, ont fait des milliers de morts et quelque 900.000 déplacés, dont 40.000 ont trouvé refuge au Soudan.

Le Soudan du Sud est devenu indépendant du Soudan en 2011, en vertu d'un accord de paix qui a mis fin à 22 ans de guerre civile.

Les tensions ont néanmoins continué entre les deux pays: combats réguliers à la frontière en 2012, différends concernant le partage des revenus pétroliers ou encore accusations réciproques de soutien à des mouvements rebelles de l'autre côté de la frontière.

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