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Le pétrole ouvre en hausse à New York, en attendant la Fed et les stocks

19/03/2014 09:36 EDT | Actualisé 19/05/2014 05:12 EDT

Le pétrole coté à New York repassait au-dessus de la barre des 100 dollars à l'ouverture mercredi, dans un marché scrutant l'issue d'une réunion de la banque centrale américaine, le rapport sur les stocks américains et la situation en Ukraine.

Vers 13H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en avril gagnait 31 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) et s'échangeait à 100,01 dollars.

"Une grande partie des échanges va être dictée par l'anticipation de la décision du FOMC", le comité de politique monétaire de la Réserve fédérale qui doit publier à 18H00 GMT un communiqué, et par la conférence de presse de la présidente de l'institution Janet Yellen qui suivra, selon Robert Yawger de Mizuho Securities USA. "Pour l'instant les investisseurs restent prudemment optimistes et misent sur le fait que la Fed ne va pas annoncer de grosse surprise, qu'il s'agisse du ralentissement de son aide à l'économie ou d'informations sur le relèvement des taux d'intérêt", estimait-il.

Les courtiers seront aussi attentifs à la publication à 14H30 GMT du rapport hebdomadaire des autorités américaines sur les réserves de produits pétroliers aux Etats-Unis.

Selon les analystes interrogés par l'agence Dow Jones, les stocks de brut auraient gonflé de 2,3 millions de barils tandis que les réserves d'essence et de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) auraient reculé de respectivement 900.000 et 600.000 barils.

"Si on se réfère aux chiffres de la fédération professionnelle American Petroleum Institute (API) publiés mardi soir, les stocks de brut auraient grimpé à 5,9 millions de barils", soulignait Robert Yawger. "Si la hausse de ces réserves dépasse les 6 millions de baril, cela pourrait avoir un effet vraiment baissier sur le marché", avançait-il.

L'évolution de la situation en Ukraine reste par ailleurs une source de préoccupation pour le marché.

Le président russe Vladimir Poutine a signé mardi un traité historique rattachant la péninsule ukrainienne de Crimée à la Russie, malgré les sanctions occidentales contre le Kremlin, mais a assuré qu'il ne souhaitait pas intégrer à la Russie d'autres régions d'Ukraine.

"Le marché s'est réjoui de ces propos" signalant un éventuel apaisement des tensions, "mais maintenant on nous parle de coups de feu et d'une montée de la violence, ce qui pourrait indiquer que la résolution du conflit ne va pas être aussi simple", commentait Phil Flynn de Price Futures Group.

Les forces pro-russes ont de fait assailli au moins deux bases ukrainiennes en Crimée mercredi et revendiqué la capture du chef de la marine ukrainienne, tandis que les autorités séparatistes refusaient d'accueillir le ministre ukrainien de la Défense dépêché sur place par Kiev.

"Le marché du pétrole a bien tenté de reléguer la crise (ukrainienne) au second plan mais les gros titres poussent les investisseurs à réviser à la hausse la prime de risque géopolitique", estimait Phil Flynn.

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