NOUVELLES

Le Japon condamne l'annexion de la Crimée par la Russie qu'il menace de nouvelles sanctions

19/03/2014 12:42 EDT | Actualisé 18/05/2014 05:12 EDT

Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a réprouvé mercredi l'attitude de la Russie qui s'est appropriée la Crimée et a prévenu que le Japon envisagerait de nouvelles sanctions.

Le président Vladimir Poutine a signé mardi un traité historique qui rattache la Crimée à la Russie, faisant fi des protestations occidentales contre Moscou et d'un retour aux pires heures de la Guerre froide.

En accomplissant ce geste, "la Russie viole l'unité, la souveraineté et l'intégrité territoriales de l'Ukraine, et nous condamnons cet acte", a déclaré M. Abe, sur le ton le plus réprobateur jusqu'ici utilisé par Tokyo depuis le début de la crise ukrainienne.

"Notre pays ne peut plus négliger une tentative de changer le statu quo par la force", a-t-il ajouté devant un comité parlementaire.

M. Abe a rappelé que Tokyo avait annoncé la veille une série de sanctions envers Moscou, mais précisé que le Japon ne s'arrêterait pas là si nécessaire.

"Nous allons examiner de nouvelles mesures envers la Russie tout en coopérant avec les pays du G7 et d'autres nations", a-t-il déclaré, sans préciser à quelles dispositions il songeait.

Le quotidien à grand tirage Yomiuri Shimbun a toutefois évoqué des gels d'avoirs et restrictions de visas pour des personnalités russes.

Les sanctions déjà prises par le Japon s'en tiennent pour le moment à l'arrêt de négociations sur l'assouplissement des critères de délivrance de visas et la suspension d'autres discussions bilatérales envisagées, mais le tout est perçu comme bien mou face à ce qu'ont décidé les Etats-Unis et les nations européennes.

M. Abe a également indiqué au Parlement que si son emploi du temps le lui permettait, il assisterait à un sommet du G7 à l'initiative du président américain Barack Obama la semaine prochaine pour discuter du sort de la Crimée.

M. Obama a invité les dirigeants du G7 et de l'Union européenne à se réunir à La Haye, en marge du Sommet sur la sécurité nucléaire, pour débattre des prochaines décisions que le G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) pourrait prendre pour répondre à l'évolution de la situation et soutenir l'Ukraine.

mis-kap/glr

PLUS:hp