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GB: une militante des droits des animaux jugée coupable de harcèlement

19/03/2014 07:02 EDT | Actualisé 19/05/2014 05:12 EDT

Une ancienne militaire britannique de 52 ans a été reconnue coupable de complicité dans une campagne de harcèlement contre un laboratoire se livrant à des expériences sur les animaux, étendue à des fournisseurs et partenaires en Suisse et en Allemagne.

Le jury du tribunal de Winchester a jugé mardi que Debbie Vincent, 52 ans, s'était rendue complice des méfaits des activistes de "Stop Huntingdon Animal Cruelty" (Shac). Le groupuscule opposé à la vivisection et "aux expériences cruelles" sur les animaux a pris pour cible pendant dix ans le laboratoire HLS (Huntingdon Life Sciences) basé à Cambridge, ses fournisseurs et ses partenaires.

Arrêtée en 2012, l'accusée, qui a été laissée en liberté, connaîtra sa peine le 17 avril.

Elle était devenue la porte-parole du Shac après la condamnation de sept de ses membres à des peines de prison ferme atteignant au total 50 ans, en 2009.

Le procureur Michael Bowes a fait valoir que les militants ont lancé de fausses accusations de pédophilie contre des employés du laboratoire, ont placé des bombes artisanales sous des voitures, ont proféré des menaces de mort et adressé par la poste des linges soit-disant contaminés avec le sang de malades du sida.

Ils s'en ont pris aux domiciles et aux voitures de personnes travaillant pour le HLS, pour des fournisseurs et des entreprises associées.

C'est ainsi que l'urne contenant les cendres de la mère du président du géant pharmaceutique suisse Novartis Daniel Vasella, a été déterrée en mai 2009. Le dirigeant de l'époque a ensuite reçu un mail : "Vous avez le choix M. Vasella: perdre HLS ou perdre l'urne".

D'autres employés de Novartis ont été pris à partie en Allemagne. L'un d'entre eux a vu la façade de sa maison ornée d'un graffiti le dénonçant comme "meurtrier".

Le but était de créer un "climat de peur" destiné à contraindre le laboratoire de Cambridge de cesser ses activités, a expliqué le procureur.

Debbie Vincent n'est pas accusée d'être passée directement à l'action, mais d'avoir activement participé aux campagnes d'intimidation du Shac.

Deux autres militants présumés, arrêtés en 2012 aux Pays-Bas --Sven van Hasselt, d'origine suisse, et Natasha Simpkins, britannique d'origine allemande-- sont toujours détenus, dans l'attente d'un jugement concernant leur extradition au Royaume-Uni pour y être jugés.

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