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G8: "L'exclusion permanente" de la Russie devrait être discutée (Cameron)

19/03/2014 08:23 EDT | Actualisé 19/05/2014 05:12 EDT

Le G7, dont les dirigeants sont convoqués lundi à La Haye, devrait discuter "de l'exclusion permanente de la Russie" des rangs du G8 après le rattachement de la Crimée à Moscou, a déclaré mercredi le Premier ministre britannique David Cameron.

"Je crois important que nous agissions en concertation avec nos alliés et partenaires, et que nous discutions s'il convient ou pas d'exclure la Russie de manière permanente du G8, si d'autres mesures sont adoptées". "C'est la bonne façon de procéder", a déclaré le chef du gouvernement britannique devant la Chambre des Communes à Londres.

Le président américain Barack Obama a invité mardi les dirigeants du G7 et de l'Union européenne à se réunir la semaine prochaine à La Haye, en marge du Sommet sur la sécurité nucléaire, pour débattre de la situation en Ukraine.

L'expulsion de la Russie du groupe des nations les plus industrialisées, dont elle est membre à part entière depuis 2002, est l'une des sanctions internationales envisagées à la suite du rattachement mardi de la Crimée, péninsule ukrainienne, à la Russie.

Les sept autres pays membres (Royaume-Uni, Etats-Unis, Allemagne, Japon, France, Canada et Italie) avaient déjà suspendu leur participation aux réunions préparatoires du sommet du G8 prévu en juin en Russie pour dénoncer la violation de la souveraineté de l'Ukraine par Moscou.

La communauté internationale devra "payer un prix très élevé" si elle rechigne à prendre des actions claires face à "cette annexion" de la Crimée par la Russie, a ajouté David Cameron mercredi.

Le Premier ministre s'est par ailleurs entretenu au téléphone dans l'après-midi avec la chancelière allemande Angela Merkel sur le sujet, selon Downing Street.

Les deux dirigeants ont "convenu que l'Union européenne devrait prendre d'autres mesures contre la Russie" en plus des interdictions de visa et gels des avoirs de responsables de Crimée et de militaires et parlementaires russes, qui ont été décidés lundi, a ajouté Downing Street.

Ils ont aussi estimé qu'il fallait que l'UE continue de travailler avec les Etats-Unis pour "dissuader la Russie de mener d'autres actions qui pourraient encore plus déstabiliser l'Ukraine".

Cet appel téléphonique a eu lieu à la veille d'une réunion de deux jours à Bruxelles des dirigeants européens destinée à adopter une riposte crédible après le rattachement de la Crimée à la Russie, mais sans aller jusqu'à des sanctions économiques qui porteraient aussi atteinte à leurs intérêts.

Mercredi, la Cour constitutionnelle russe a validé à l'unanimité le traité sur le rattachement de cette péninsule ukrainienne, signé la veille par le président russe Vladimir Poutine.

Sur le terrain, dans un climat de tension croissante, Kiev a donné trois heures aux autorités de la Crimée pour libérer le chef de sa marine, capturé plus tôt par les forces pro-russes lors de l'occupation du QG des forces navales à Sébastopol.

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