NOUVELLES

Téléphones intelligents: augmentation du prix des nouveaux forfaits

18/03/2014 08:57 EDT | Actualisé 19/05/2014 05:12 EDT
Zero Creatives via Getty Images

Les trois grands opérateurs de réseaux sans fil au pays ont tous augmenté de 5 $ les tarifs mensuels de base de leurs nouveaux forfaits pour supertéléphones et téléphone intelligents.

Bell Mobilité, Telus et Rogers font payer depuis le début de l'année 80 $ par mois pour un nouveau forfait assorti d'un contrat de deux ans pour supertéléphones, soit 5 $ de plus que les tarifs exigés l'an dernier lors de la sortie de ces forfaits.

Ce type de forfait de base comprend en général 500 mégaoctets de données, les appels et textos illimités partout au Canada, une messagerie vocale et l'afficheur.

Les forfaits qui comprennent plus de données peuvent coûter plus de 145 $ par mois.

Les opérateurs de réseaux n'ont pas donné de préavis ou publié de communiqué de presse pour justifier cette augmentation de 60 $ par année de ces nouveaux forfaits.

Ajout du 19 mars : Telus affirme avoir envoyé l'information aux abonnés lors des changements tarifaires.

Les anciens forfaits ne sont pas visés par cette augmentation de tarifs.

Beaucoup moins cher au Manitoba et en Saskatchewan

Cette augmentation de 5 $ des nouveaux forfaits pour téléphones intelligents a été constatée partout au Canada sauf au Manitoba et en Saskatchewan, où les opérateurs locaux, SasKTel et MTS, font concurrence aux trois grands de la téléphonie cellulaire.

Dans ces deux provinces, CBC a constaté que les forfaits de base de SasKTel, MTS, Bell et Rogers commencent à 65 $ par mois et offrent 5 gigaoctets de données. Ailleurs au pays, un tel forfait assorti de 5 G de données coûte 55 $ de plus par mois, soit 660 $ de plus par année.

Le Code du fédéral pousse les prix à la hausse

L'été dernier, en réponse à l'instauration du Code sur les services sans fil du gouvernement fédéral, les opérateurs de réseaux sans fil, Bell, Rogers et Telus ont modifié la tarification de leurs nouveaux forfaits dont la durée doit passer de 36 à 24 mois en vertu de la réglementation fédérale. Or, des contrats plus courts signifient des augmentations de tarifs pour les fournisseurs qui ne peuvent plus amortir sur trois ans le prix du téléphone qu'ils fournissent avec le forfait.

Pour contourner cette difficulté, plutôt que de baser les prix sur les minutes et les données utilisées par les abonnés et l'ajout de services comme la messagerie, les trois fournisseurs ont opté pour une nouvelle stratégie.

Désormais, les abonnés qui achètent ces nouveaux forfaits paient un tarif de base déterminé en fonction du modèle de téléphone qu'ils possèdent. On ajoute ensuite au forfait un bloc de données mensuelles dont le prix varie en fonction de la quantité d'octets choisie. Ce « panier » de données peut être aussi partagé entre les membres d'une même famille.

Tarifs mensuels des nouveaux forfaits pour supertéléphones selon les blocs de données

500 Mo: 80 $

1 Go: 85 $

2 Go: 90 $

4 Go: 110 $

6 Go: 125 $

10 Go: 145 $

15 Go: 165 $

Sources: sites Internet de Rogers, Telus et Bell

Un quatrième joueur pour faire baisser les prix

Pour éviter les stratégies orchestrées entre les grands opérateurs de téléphonie sans fil au pays, Ottawa espère stimuler la concurrence dans ce secteur et éventuellement faire baisser les prix en permettant l'entrée d'un quatrième joueur dans ce très lucratif marché.

Vidéotron, qui a récemment acheté les licences de 700 mégahertz de fréquences en Ontario, en Colombie-Britannique et en Alberta est pressentie pour être ce quatrième joueur.

Questionné par CBC sur ces récentes augmentations de tarifs, un porte-parole de Rogers a expliqué que les besoins et l'utilisation des consommateurs évoluent rapidement et que les produits doivent tenir compte de cette consommation accrue de données et de services.

Telus a reconnu pour sa part avoir augmenté le prix de ses tarifs de base en janvier dernier, mais qu'en revanche le prix de ses options de données les plus populaires a diminué.Bell Mobilité n'a pour sa part pas répondu aux demandes d'entrevue de CBC.

INOLTRE SU HUFFPOST

Le meilleur et le pire des opérateurs canadiens (2012)