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Vente de Mistral à la Russie: des salariés inquiets en France

18/03/2014 05:47 EDT | Actualisé 18/05/2014 05:12 EDT

Une éventuelle annulation de la vente de deux navires Mistral à la Russie, évoquée par la France, ne doit pas se faire au détriment des salariés de la société STX qui les fabrique, ont réagi mardi les syndicats de l'entreprise.

"Si tout ça se confirme, les salariés ne doivent pas être la variable d'ajustement, les salariés ne sont pas responsables", a dit à l'AFP Joël Cadoret (CGT) à Saint-Nazaire (ouest).

"On se retourne vers l'État. C'est à lui de prendre ses dispositions pour que ces commandes ne restent pas sur les bras de l'entreprise et que les salariés ne subissent pas les décisions du gouvernement", a aussi estimé Jean-Marc Perez (FO). "Il ne doit y avoir en aucun cas des conséquences sur l'emploi des salariés", a-t-il ajouté.

La France "pourra envisager" d'annuler cette vente de navires militaires "si Poutine continue ce qu'il fait" en Ukraine, a déclaré lundi soir le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, tout en soulignant que les autres pays européens devraient aussi prendre des sanctions.

"Ça fait partie du troisième niveau des sanctions. Pour l'instant nous sommes au deuxième niveau", a-t-il précisé sur la chaîne de télévision privée TF1.

En 2011, la France a signé avec Moscou la vente de deux navires de projection et de commandement (BPC) de type Mistral, pour plus d'un milliard d'euros.

L'option militaire exclue, les Occidentaux comptent sur l'impact d'un isolement international croissant de la Russie. Ils se réservent la possibilité d'imposer des sanctions économiques et commerciales (le niveau 3 évoqué par M. Fabius) susceptibles d'avoir des conséquences bien supérieures car les États-Unis et l'UE comptent parmi les trois principaux partenaires de Moscou.

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