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Procès Al-Jazeera en Egypte: le président promet de l'aide à un journaliste australien

18/03/2014 03:42 EDT | Actualisé 18/05/2014 05:12 EDT

Le président intérimaire égyptien Adly Mansour a promis d'aider à régler l'affaire du procès controversé du journaliste australien d'Al-Jazeera Peter Greste, dans une lettre qualifiée d'"encourageante" par la rédaction de la chaîne qatarie.

Peter Greste et ses confrères égypto-canadien Mohamed Fadel Fahmy et égyptien Baher Mohamed, arrêtés en décembre, sont poursuivis par la justice égyptienne pour diffusion de fausses nouvelles et d'aide aux Frères musulmans dont est issu le président destitué par l'armée Mohamed Morsi.

Au total, 20 personnes présentées par le Parquet comme des journalistes d'Al-Jazeera sont jugées dans cette affaire alors que la chaîne assure que seules neuf travaillent pour elle.

Adly Mansour, désigné après la destitution le 3 juillet de M. Morsi, a indiqué qu'il "n'épargnera aucun effort en faveur d'un règlement rapide de cette affaire, en conformité avec la loi et qui garantit la réunion de la famille (de Greste) dans un futur proche".

Cette lettre en anglais et en arabe, dont une copie a été obtenue mardi par l'AFP, a été envoyée par M. Mansour à la famille du journaliste australien. La présidence égyptienne a confirmé l'envoi de cette lettre.

Un porte-parole d'Al-Jazeera a estimé que cette lettre était un "signe encourageant" et montrait que "nos journalistes faisaient leur travail".

"Nous attendons des autorités qu'elles tiennent leurs promesses et libèrent nos journalistes", a ajouté ce porte-parole dans un communiqué.

Le procès, ouvert le 20 février, est considéré comme un test pour les autorités installées par l'armée depuis qu'elle a destitué M. Morsi, le seul président jamais élu démocratiquement, de nombreux militants disant craindre un retour d'un pouvoir autoritaire dans le pays.

Les autorités égyptiennes ont accusé le réseau Al-Jazeera d'avoir pris fait et cause pour les Frères musulmans, proclamé comme un mouvement "terroriste", et ont fermé définitivement son antenne égyptienne, Al-Jazeera Mubasher Misr.

Au-delà d'Al-Jazeera, ce sont les relations entre Le Caire et Doha qui se sont tendues, Al-Jazeera étant la voix du Qatar. L'émirat gazier du Golfe reproche de son côté aux autorités égyptiennes leur campagne de répression à l'encontre des islamistes.

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