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Michel Therrien avait plusieurs raisons de se réjouir après la victoire du CH

18/03/2014 11:41 EDT | Actualisé 18/05/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Le tour du chapeau de Thomas Vanek, la contribution à l'attaque du quatrième trio, le jeu de puissance qui débloque: Michel Therrien avait plusieurs raisons de se réjouir à l'issue de la victoire de 6-3 du Canadien.

D'avoir gâché le retour de Patrick Roy à Montréal n'était pas une de celles-là pour l'entraîneur du Tricolore.

«Honnêtement, je ne crois pas, a répondu Therrien quand on lui a demandé si ses troupiers voulaient remporter ce match émotif pour lui. Ce n'était pas une affaire personnelle (entre entraîneurs). Nous luttons farouchement pour l'obtention d'une place en séries éliminatoires. Nous savions que c'était un match particulier. Malgré tout le respect que nous avons pour Patrick, à ce stade de la saison, les deux points de classement sont cruciaux, et l'équipe a bien bagarré.»

Dans le camp de l'Avalanche, les joueurs n'ont pas caché qu'ils auraient voulu offrir une victoire à leur entraîneur.

«Je respecte et j'apprécie énormément les efforts qu'ils ont faits, a dit Roy. Ryan O'Reilly, qui s'était blessé dans le dernier match, et Paul Stastny, qui était blessé au dos, tenaient vraiment à jouer. Moi, je n'ai jamais parlé de l'importance de gagner ce match. Ce n'était pas un match pour le `coach'. J'étais déjà fier d'eux, et je le suis davantage. Je n'avais pas besoin d'une soirée spéciale.»

Pour revenir à Therrien, il a parlé d'un bel effort collectif. Il a relevé que l'équipe a refait le plein d'énergie et de confiance en réalisant son retour historique face aux Sénateurs d'Ottawa, samedi.

«Nous affrontions une très bonne équipe qui mise sur deux gros trios à l'attaque, a souligné Therrien. C'était un bon défi, et nous avons élevé notre niveau de jeu. Les deux équipes ont compétitionné. Notre jeu de puissance a fait la différence, au bout du compte.»

Son homologue a rendu hommage au Canadien, en affirmant que ses troupiers avaient peu de choses à se reprocher.

«Les deux équipes ont bien joué, a avancé Roy. Quelques détails ici et là ont fait la différence au final, en situation d'infériorité numérique. Les deux équipes ont eu des chances de marquer. Le Canadien a profité de bonds favorables plus que nous.»

Therrien était évidemment heureux d'avoir vu Vanek marquer à son sixième match avec l'équipe.

«Ça va lui enlever une certaine pression, a-t-il admis. Ça ne m'inquiétait pas qu'il n'avait pas encore marqué parce qu'il avait de bonnes chances. Quand un marqueur a de bonnes chances, on sait que tôt ou tard ça va finir par débloquer.

«C'était un match émotif. Il a choisi le bon moment pour réussir ses premiers buts.»

L'entraîneur a apprécié la performance des membres du quatrième trio qui ont été très tenaces à chacune de leurs présences.

«Ils ont passé beaucoup de temps en zone offensive, a-t-il dit, en parlant des Brandon Prust, Travis Moen et Dale Weise. J'ai amplement confiance en eux parce qu'ils jouent de la bonne manière. Ils sont fiables défensivement. Quand un trio comme celui-là est capable de bien exécuter, c'est un gros atout pour l'équipe.»

MacKinnon impressionnant

Therrien s'est dit impressionné par l'attaquant recrue de l'Avalanche, Nathan MacKinnon, auteur de son 23e but.

«J'ai dirigé des jeunes de 18 ans à leur arrivée dans la Ligue nationale, des athlètes exceptionnels. Il n'a rien à leur envier, il est du même calibre. C'est tout un joueur», a-t-il commenté.

L'Avalanche a par ailleurs perdu les services de l'attaquant John Mitchell, qui s'est blessé en donnant violemment contre la bande après avoir perdu l'équilibre, en deuxième période. Mitchell a été conduit à l'hôpital, où il a subi des examens.

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