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L'oligarque ukrainien Firtach reste en détention au moins jusqu'à vendredi

18/03/2014 12:19 EDT | Actualisé 18/05/2014 05:12 EDT

L'oligarque ukrainien Dmytro Firtach restera en détention dans une prison autrichienne au moins jusqu'à vendredi, voire jusqu'au lundi 24 mars, a annoncé mardi le cabinet d'avocat défendant l'homme d'affaires ukrainien à l'agence de presse autrichienne APA.

La justice autrichienne a placé Dmytro Firtach en détention depuis jeudi, et annoncé vendredi avoir lancé une procédure d'extradition vers les États-Unis, qui le soupçonnent de corruption internationale et de formation d'une organisation criminelle.

L'oligarque, un temps proche du clan du président ukrainien déchu Viktor Ianoukovitch, pourra être remis en liberté contre le versement d'une caution record en Autriche de 125 millions d'euros, mais ne sera pas autorisé à quitter le territoire autrichien.

Le tribunal de Vienne a indiqué qu'il pourrait être libéré dans les trente minutes suivant le versement de l'intégralité de la caution. La décision définitive d'extradition pourrait quant à elle prendre plusieurs semaines, a-t-il ajouté.

Dans la nuit du 12 au 13 mars, la police autrichienne avait arrêté Dmytro Firtach dans le cadre d'une enquête du FBI, la police fédérale américaine.

Quatorzième fortune de l'Ukraine, selon le magazine Forbes Ukraine, Dmytro Firtach est à la tête de 673 millions de dollars (près de 500 millions d'euros), grâce à ses activités dans le secteur du gaz, via le groupe Rosukrenergo, entreprise mixte avec le géant semi-public russe Gazprom.

De nombreux experts et responsables politiques ukrainiens ont dénoncé l'absence de transparence et la corruption de ce groupe. Pendant son passage à la tête du gouvernement ukrainien entre 2007 et 2010, Ioulia Timochenko avait mené une bataille féroce contre l'oligarque et ses activités.

Proche du pouvoir ukrainien de Viktor Ianoukovitch, Firtach avait pris ses distances avec celui-ci au début du mouvement de contestation à Kiev en décembre 2013.

La chaîne de télévision Inter, qu'il détient, avait décidé de donner la parole aux manifestants du Maïdan, du jamais vu dans le pays.

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