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Les organisateurs de la Coupe du monde de 2022 au Qatar nient être corrompus

18/03/2014 11:38 EDT | Actualisé 18/05/2014 05:12 EDT

Les organisateurs de la Coupe du monde de 2022 au Qatar ont cherché, mardi, à garder leurs distances d'accusations de corruption impliquant deux anciens dirigeants haut placés de la FIFA.

Les interrogations sur la tenue du tournoi mondial au Qatar ont repris de plus belle quand le journal britannique The Daily Telegraph a affirmé avoir des éléments de preuve à l'effet que l'ancien vice-président de la FIFA Jack Warner, de Trinité-et-Tobago, et sa famille ont reçu près de 2 millions $ d'une compagnie contrôlée par Mohamed Ben Hammam. Celui-ci est un Qatari qui a déjà été un membre du comité exécutif de la FIFA.

Selon les documents étudiés par le journal, une note d'une des compagnies de Warner, Jamad, a été adressée à la firme de Ben Hammam, Kemco, et demandait une somme de 1,2 million $ pour du travail effectué entre 2005 et 2010. La note est datée du 15 décembre 2010, deux semaines après que le Qatar se soit vu attribuer l'organisation de la Coupe du monde. La paiement a été fait en 2011.

Des sommes totalisant 750 000 $ ont été remises aux fils de Warner et un autre montant de 400 000 $ a été versé à un de ses employés, a avancé The Telegraph.

Les transactions ont été réalisées via une banque à New York et ont été portées à l'attention du FBI. Selon le journal, le bureau d'enquête des États-Unis a décidé de se pencher sur Warner et ses liens avec la candidature du Qatar.

Les organisateurs du Mondial qatari ont réagi, mardi, en affirmant qu'ils ne savaient rien des tractations entre «les individus impliqués» et que leur candidature «a adhéré rigoureusement aux règles de la FIFA conformément à son code de déontologie».

Ces accusations remettront les projecteurs sur le scrutin tenu en 2010, qui fait présentement l'objet d'une enquête de la part du procureur indépendant de la FIFA, ainsi que sur Warner et Ben Hammam. Ces deux derniers ne sont plus membres de la FIFA, ayant été expulsés après qu'on eut découvert leur rôle dans une affaire de corruption impliquant la candidature de Ben Hammam à la présidence de la FIFA en 2011.

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