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Les dirigeants occidentaux et Kiev condamnent le rattachement de la Crimée à la Russie

18/03/2014 10:56 EDT | Actualisé 18/05/2014 05:12 EDT

Les grands pays occidentaux et l'Ukraine ont fermement condamné mardi le rattachement de la Crimée à la Russie comme contraire au droit international, menaçant de renforcer l'isolement de Moscou par des sanctions supplémentaires.

- Le président des Etats-Unis, Barack Obama, a invité les dirigeants du G7 et de l'Union européenne à se réunir la semaine prochaine à La Haye afin d'examiner les "décisions que le G7 pourrait prendre pour répondre à l'évolution de la situation et soutenir l'Ukraine".

- Joe Biden, le vice-président américain, a qualifié l'action de la Russie en Crimée de "confiscation de territoire". "L'isolement politique et économique de la Russie ne peut qu'augmenter si elle poursuit dans la même voie, et elle verra en fait de nouvelles sanctions de la part des Etats-Unis et de l'UE", a-t-il assuré.

- "L'UE ne reconnaît pas et ne reconnaîtra pas l'annexion de la Crimée et de Sébastopol par la Fédération de Russie", ont déclaré les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen, José Manuel Barroso et Herman Van Rompuy. "La souveraineté, l'intégrité territoriale et l'indépendance de l'Ukraine doivent être respectées".

- Angela Merkel, la chancelière allemande, a jugé que l'intégration de la Crimée était "contre le droit international". "Parallèlement aux sanctions prises, nous allons privilégier le dialogue, nous allons privilégier la discussion", a-t-elle cependant ajouté, souhaitant "une évolution positive en Ukraine en particulier pour la préparation de l'élection" présidentielle anticipée du 25 mai.

- Le président américain Barack Obama et la chancelière allemande Angela Merkel ont estimé mardi lors d'un entretien téléphonique que l'Ukraine avait subi "des coups inacceptables" à son intégrité avec le rattachement de la Crimée à la Russie.

- L'ONU "suit avec une inquiétude croissante les développements", selon son porte-parole Stéphane Dujarric . Le secrétaire général Ban Ki-moon estime que "toutes les parties prenantes doivent oeuvrer en faveur d'une solution qui soit guidée par les principes de la Charte de l'ONU, y compris le respect de l'unité, la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine". Il "demande fermement à toutes les parties concernées de reprendre un dialogue constructif pour résoudre cette crise".

- François Hollande, président français, a appelé à "une réponse européenne forte et coordonnée". "La France ne reconnaît ni les résultats du référendum tenu en Crimée le 16 mars dernier, ni le rattachement de cette région d'Ukraine à la Russie", a-t-il dit.

- Pour le président ukrainien Olexandre Tourtchinov, "l'Ukraine et le monde entier ne reconnaîtront jamais l'annexion du territoire ukrainien".

- Olexandre Tourtchinov a accusé Vladimir Poutine de suivre l'exemple "des fascistes du 20e siècle". "C'est avec l'annexion de territoires d'autres Etats par l'Allemagne nazie qu'a commencé la seconde guerre mondiale", a-t-il dit.

- "Le conflit passe de la phase politique à une phase militaire", a estimé le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk, après des tirs russes en Crimée sur des soldats ukrainiens, qui ont fait un mort, selon le ministère ukrainien de la Défense en Crimée .

- "Nous avons des informations selon lesquelles des choses précises sont entreprises pour déstabiliser la situation" en Transdniestrie, a déclaré le président moldave Nicolae Timofti, à propos de cette région séparatiste pro-russe, qui avait fait sécession de la Moldavie, avec le soutien de Moscou, à l'issue d'une guerre en 1992. "Nous soutenons l'unité, la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine dans ses frontières reconnues internationalement", a-t-il dit.

- Pour le chef de la diplomatie suédoise, Carl Bildt le président russe Vladimir Poutine confirme "sa volonté de défier le droit international et l'ordre mondial".

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