NOUVELLES

Les avocats de Pistorius critiquent le travail des policiers

18/03/2014 10:08 EDT | Actualisé 18/05/2014 05:12 EDT

PRETORIA, Afrique du Sud - Les photos prises par la police de l'appartement éclaboussé de sang d'Oscar Pistorius démontrent que des éléments de preuve ont été déplacés, ce qui contrevient aux règles policières, a déclaré mardi l'avocat de l'athlète paralympique.

Un photographe de la police, Bennie van Standen, a pris des centaines de clichés des lieux, y compris des photos d'éclaboussures de sang, de douilles de balles, d'une arme et d'un maillet de cricket retrouvés dans la salle de bain de Pistorius après qu'il ait abattu sa petite amie, Reeva Steenkamp.

Pistorius maintient depuis le début qu'il a tiré par erreur, en pensant avoir affaire à un intrus.

L'avocat Barry Roux tente de placer les témoins policiers en contradiction les uns avec les autres et de mettre en lumière des éléments qui démontreraient que l'enquête a été bâclée.

Mardi, Me Roux a fait remarquer que les photos prises par M. van Standen et un autre policier démontrent que certains objets ont été déplacés. Il a aussi utilisé les heures imprimées sur les images pour démontrer que deux policiers se trouvaient dans la même pièce en même temps, même si M. van Standen affirme qu'il travaillait seul.

Me Roux a comparé les photos prises dans la salle de bain par M. van Standen aux clichés d'un autre policier, le colonel Motha. Les heures prouvent que les policiers étaient dans la salle de bain au même moment, mais M. van Standen a maintenu ne pas avoir vu l'autre agent.

M. van Standen a aussi dû admettre que certains objets — comme l'arme de Pistorius et le maillet de cricket — semblaient avoir été déplacés, sans pouvoir expliquer comment cela a pu se produire.

Me Roux essaie de brosser le portrait d'une scène de crime chaotique et désorganisée, où des éléments de preuve ont possiblement été compromis.

PLUS:pc