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Le pétrole en légère hausse à New York, après les propos de Vladimir Poutine

18/03/2014 09:46 EDT | Actualisé 18/05/2014 05:12 EDT

Les prix du pétrole ont ouvert en légère hausse mardi à New York, dans un marché digérant des propos du président russe Vladimir Poutine sur la Crimée et des indicateurs mitigés aux Etats-Unis, le premier consommateur de brut au monde.

Vers 13H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en avril s'appréciait de 21 cents, à 98,29 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

A l'instar des autres marchés financiers, le marché du pétrole continuait à suivre l'évolution de la situation en Crimée et en Russie, après un discours très attendu du président russe Vladimir Poutine.

"Il semble que comme les marchés des actions, les opérateurs se réjouissent que M. Poutine annonce vouloir s'en tenir à l'invasion de la Crimée, ce qui fait un peu baisser les craintes de perturbation du marché pétrolier", a commenté Phil Flynn, de Price Futures Group.

Le président russe, qui a signé mardi un traité sur le rattachement de la Crimée à la Russie, a aussi assuré que Moscou ne cherchait pas à intégrer à la Russie d'autres régions d'Ukraine.

"Mais est-ce que l'on peut vraiment croire un homme qui affirme qu'il ne lancera aucun mouvement d'invasion alors qu'il vient à peine d'envahir" une région d'un pays étranger?, s'est interrogé M. Flynn.

Vladimir Poutine s'exprimait deux jours après un référendum dans la péninsule du sud de l'Ukraine qui a plébiscité un rattachement à la Russie et qui a entraîné des sanctions occidentales.

Les courtiers digéraient également une série de statistiques contrastées parues dans la matinée aux Etats-Unis, peu avant l'ouverture d'une réunion de deux jours du comité de politique monétaire (FOMC) de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Si la balance des flux de capitaux investis à long terme a affiché un déficit en net déclin en janvier aux Etats-Unis, se rapprochant de l'équilibre, dans l'immobilier, les mises en chantier de logements ont reculé contre toute attente aux Etats-Unis en février.

D'autre part, les prix à la consommation ont augmenté plus modestement que prévu ce mois-là.

Le marché gardait aussi un oeil sur la situation en Libye, où la production de pétrole brut a de nouveau chuté aux alentours de 250.000 barils par jour selon plusieurs analystes.

"Il n'y a aucun signe de normalisation de la production pétrolière, surtout compte tenu du fait que les terminaux pétroliers dans l'est du pays sont toujours occupés par les rebelles", ont souligné les experts de Commerzbank.

La production et l'exportation de pétrole en Libye est très perturbée depuis l'été, à cause de divers mouvements de protestations, notamment de la part de rebelles qui réclame l'autonomie de la région de Cyrénaïque, dans l'est de la Libye.

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